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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 11:56

Sans titre 2

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 13:25

 

 

portdesminimes-larochelle-aout-2012.jpg

 

 

 

La Rochelle, août 2012.

Port des Minimes.

11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 16:24

 

miroirdel--me.jpg

 

 

 

De l'incompréhension de voir des gens se prétendre sincèrement émus devant les monstruosités faites par les nazis, et prétendre que le FN sauvera la France de tout ... sauf d'eux ...

 

De l'incohérence de ce qui les touche et de ceux qu'ils rejettent !

 

De l'incompréhension et de l'incohérence, de tous ces gens qui rejettent un système qu'ils prétendent "d'assistés" parce qu'on leur refuse ce même prétendu "assistanat" !

 

 

 

Questions :

 

  1. + Votent-ils "front national" pour devenir eux-mêmes les assistés qu'ils conspuent ?
  2. + Haissent-ils ceux qu'ils jalousent ?
  3. + Ont-ils conscience des incohérences entre ce qu'ils prétendent être et leurs convictions ?
  4. + Sont-ils vraiment persuadés que ce qui n'est pas français est pourri ?

 

Et la tolérance, la conscience que nous sommes citoyens d'un pays (soi-disant normal) juste par "accident", le droit à avoir la chance de vivre autre chose, le droit d'exister tout simplement ?

 

 

Incompréhension, incohérence ... et si tout ceci n'était qu'égoïsme pure ?

 

 

 

 

 

 

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 13:15

 

laroutedesgitans

 

 

Miguel Haler, guitariste qui se produit chaque année durant le Pélerinage aux Saintes-Maries de la Mère, est issu de deux cultures, à la fois nomade par son  grand-père et sédentaire par son père, il devient l'écrivain de la mémoire des Gens du voyage, à travers le récit témoignage d'un des leurs.

 

Peu de gens connaissent, ont entendu parler ou acceptent de reconnaître le génocide des Gens du voyage, le Samudaripen.

 

Un Gitan participant au pélerinage des Saintes Maries fait venir Miguel Haler dans sa caravane, il a un récit à lui livrer, celui de sa famille. Aucun des noms et prénoms ne sont ceux de la réalité, c'était la condition, parce qu'il y a des enjeux à ce récit, parce qu'il y a une famille allemande à qui il ne faudrait pas faire mauvaise presse.

 

Toschka, c'est le grand-père, celui qui épouse Milanda, et dont il a une petite Mariv. Malheureusement, cette dernière décède prématurément. Jamais il ne se remariera, il est le dresseur d'ours, il est le papa de Mariv. Lors d'un pélerinage aux Saintes Maries, elle rencontre Diego, le guitariste espagnol, qu'elle épouse, et  qui promet de ne pas séparer Toschka et Mariv. De leur union naît une petite Sara. Seulement, Diego a du mal à s'acclimater à la dureté de la vie du nord, en Pologne, en Allemagne. Sa santé se dégrade, il finit par mourir et Mariv ne lui survit pas. Sara est donc élevée par le vieux Toschka.

 

Nous sommes en Allemagne, Hitler est arrivé au pouvoir. Lors d'une représentation à Dresde, où la tribu de Toschka a l'habitude de séjourner, aidant les paysants, tous vivant en bonne intelligence, des hommes en brun veulent chasser les gitans, leur prendre le fruit de leur travail. C'est alors qu'intervient un baron allemand, un baron reconnu et respecté. Sara rencontre alors le jeune Franz, petit fils du baron. La magie opère entre eux, mais l'intervention des nazis les séparent déjà.

 

Hitler prend de l'importance, des décrets s'ajoutent les uns aux autres contre les juifs, et moins connus et reconnus contre les gitans. Ces derniers sont contraints de fuir. Ils se décident pour la Pologne, mais quand celle-ci tombe sous l'Allemagne nazie, la tribu de Toschka s'installe en forêt, se terre, se cache en attendant la fin de cette guerre. Ils vont y vivre plusieurs hivers avant d'être dénoncés et dénichés par les soldats allemands. Le commandant se trouve être Franz, qui n'accepte son sort qu'à coup d'alcool, lui faisant oublier les horreurs auxquels on l'oblige. C'est alors qu'il voit Sara, qu'il la reconnaît, la petite gitane dansante de Dresde. Il décide alors de laisser à la tribu une nuit de sursis, nuit au cours de laquelle il tue les deux soldats en faction, fait se séparer les gitans en groupe pour mieux échapper aux allemands. Il fuiera avec Sara et le vieux Toschka, ils fuient vers Dresde.

 

Le livre raconte le sort des Gitans en Allemagne nazie, ils étaient voués automatiquement à la mort. Mais sur fond du Samudaripen, c'est l'histoire d'amour entre Franz, le soldat nazi et la bohémienne Sara, qui reste. Ils vivront quelques mois heureux, cachés, aidés par les paysans au sud de l'Allemagne. Seulement, quelques semaines avant la fin de la guerre, ils seront dénoncés. Franz, pendu pour désertion ; Sara ayant assisté à la scène à juste le temps de sauver leur garçon en le confiant à des paysans, et sera prise par les Allemands. Violée, torturée, elle finira gazée à Auschwitz..

 

Quand la guerre prendra fin, que les paysans voudront rendre l'enfant, (le tzigane qui demande à Miguel Haler d'écrire son histoire), la famille de Franz refuse de le reconnaître, même s'il est bien des leurs. Ils ne peuvent accepter que le fils bien aimé se soit marié avec une bohémienne. Cependant la famille le prend  magré elle et le confie à une famille de paysans de leur domaine. Toschka (puisqu'il porte le nom de son grand-père) finira par rechercher les siens et plutôt que d'être un "batard" comme sa famille allemande le décrit, il va choisir sa famille nomade, sa famille de voyage, et qui l'accepte comme il est, lui le fils de Sara la bohémienne, et de Franz, le gadjo aux yeux clairs.

Il choisit sa vie à lui, la vie qu'il a envie, plutôt que l'argent, et la haine des siens.

 

Une belle histoire sur fond d'horreur humaine, mais aussi de fatalité.

 

 

A lire aussi : J'ai vu pleurer un vieux tzigane.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 12:56

 

C'est ici que l'on se quitte, Jonathan Tropper.

 

C'est ici que l'on se quitte

 

 

 

Judd est entrain de vivre un véritable cauchemar. Sa vie part en lambeau. Sa femme l'a quitté pour son associé, et du coup, il a aussi perdu son travail. Sa vie a commencé à devenir un cauchemar quand sa femme a perdu leur bébé à un état avancé de la grossesse. A partir de là, tout est allé de mal en pire, le bonheur a pris la tangente, et rien n'y a fait. Il a découvert la trahison de sa femme, le jour de son anniversaire, il les a pris sur le fait, alors qu'il avait le gateau d'anniversaire dans les mains, pris sur le fait dans son propre lit.

Quelques semaines ont passé, et soudain, le téléphone sonne. Son père est mort, sa mère exige que toute la fratrie se réunisse pour célébrer la Shiv'ah. Incompréhension, leur père n'était pas un juif pratiquant.

Judd se rend bon gré mal gré à la cérémonie, sept jours à être assis à attendre la visite des voisins, des amis, chacun y allant de son souvenir, de son petit mot sur leur père.

Et puis, il lui faut retrouver sa mère, spécialiste de l'éducation des enfants, et qui est passé complètement à côté des siens, refaite sur mesure, ou plutôt dans la démesure ; ses frères et soeur, et leur famille. Toutes les rancoeurs et histoires du passé ressurgissent, sans oublier l'ex, qui découvre qu'elle est enceinte, et que l'amant n'en est pas le père, mais bien lui Judd, il n'y a aucun doute.

Tout se mélange, se confond et finalement, se délie.

 

Un étrange huis clos qui oblige chacun à se regarder en face, à regarder l'autre en face, à se dire, à dire, et finalement à écarter les préjugés, les idées toutes faites, à rétablir une sorte de vérité. Une famille loufoque et pourtant, elle ressemble à bien des familles.

 

A lire, et pas seulement pour le plaisir !

 


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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:16

 

Mon enfant de Berlin, Anne Wiazemsky.

 

monenfantdeberlin

 

Claire est la fille de François Mauriac. Elle est différente, à des envies différentes de celles que ses parents ont pour elle. Ambulancière à la Croix Rouge durant la Seconde Guerre Mondiale, Claire tente de vivre sa vie au mieux. Des flirts, des amours, mais rien de probant.

 

Malgré l'avis de ses parents, elle accepte sa mutation à Berlin en 1945, afin d'être là pour "récupérer" les français, les juifs, toutes personnes qui en auraient besoin, au sortir de cette incroyable et horrible guerre. Claire existe et rayonne par son travail, son courage. Autour d'elle, ses compagnes, ses compagnons de fortune ne voient pas en elle "la fille de", ils voient Claire, l'ambulancière, celle qui se démène comme eux.

 

Dans cette période particulière, dans ce Berlin détruit à plus d'un terme, Claire apprend à être elle, et seulement elle. C'est alors qu'elle rencontre Jean Wiazemsky, dit "Wia", un prince russe désargenté, un appatride. Ils tombent amoureux dans ce contexte particulier, se fiancient, se marient, et ont un bébé, Anne, l'auteure.

 

Ce qui est intéressant dans ce livre, ce n'est pas forcément l'histoire en elle-même, c'est le contexte dans lequel elle se déroule qui la rend particulière.

 

D'un côté, il y a Claire, qui refuse d'être la fille de, ou plutôt de n'être que la fille de. Elle veut vivre et être aimée parce qu'elle est Claire. De l'autre, il y a Wia, un individu qui rayonne, qui semble unique, particulier, mystérieux. Un homme, un prince qui ne vit pas toujours les pieds sur terre, qui ne se rend pas toujours compte de ce que peuvent ressentir les personnes qui l'entourent, notamment ses parents. Il n'a pas accès, humainement parlant, à cette part qui fait que l'on ressent chez l'autre son trouble, sa gène, sa honte aussi. Il a un côté sans doute égocentrique, ou bien ce que l'on pourrait appeler un déni des situations. En cela, la guerre pourrait bien l'arranger, car elle lui donne, à lui aussi, un moyen d'être, d'exister par lui-même, pour lui-même.

 

La vie qu'ils mènent à Berlin est particulière, unique. Ils ne savent pas que cela ne pourra, ne peut durer qu'un temps. A un moment, la guerre sera finie, tout le monde aura été récupéré, les procès auront eu lieu, tout sera fini, il ne restera que les souvenirs, que le devoir de mémoire. Mais Claire et Wia vivent comme si cette vie-là est infinie. Ils ne réfléchissent pas à après, ne font pas de plans, ne rêvent pas à après. Ils vivent à Berlin, ils vivent le Berlin de cette fin de guerre.

 

De leur amour naîtra Anne. Et la fin de la guerre sera là. La vie reprendra son court. Ils ne vivront plus dans une sorte de protection, entourés par leurs amis, leurs proches. Il leur faudra affronter la vie, la vie de couple, à deux, à trois. Une vie qui n'aura plus rien à voir avec leur vie de Berlin, une vie moins riche en événements, une vie différente, plus tranquille.

 

Ce qu'Anne a voulu montrer, c'est qu'au milieu d'événements exceptionnels, on vit des amours exceptionnels, mais quand la vie reprend ses droits, la magie se tarit, que l'amour peut n'être qu'un feu de paille. Elle a conscience d'avoir été le fruit d'un bel et grand amour, mais elle a aussi conscience d'être la preuve de cet amour, qui, après Berlin, a dû affronter les différences qui séparaient ces deux êtres, et parfois, dans la vie quotidienne, certaines différences qui s'oublient dans des moments exceptionnels se révèlent insurmontables dans le quotidien.

 

 


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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 18:01

 

tantemameTante Mame, de Patrick Dennis.

 

 

Patrick a dix ans quand il est reccueilli par sa tante Mame. Orphelin de mère depuis longtemps, son père ne lui donnait aucune affection, préférant gérer son argent. N'ayant personne d'autres à qui confier l'enfant s'il venait à lui arriver malheur, celui-ci dû se résoudre à nommer sa soeur, Mame comme tutrice, même s'il réprouvait la manière de vivre et les moeurs de cette dernière. Par contre, cette dernière devrait rendre des comptes à un gestionnaire. 

Patrick débarque chez cette tante hors norme. Elle n'avait jamais eu à s'occuper d'enfant, ne connaît rien en matière d'éducation. Une douce folle dingue pleine de charme auprès de laquelle Patrick va grandir, évoluer et apprendre aussi la vie, une vie opposée à celle qu'il avait connu avec son père. Seules les études dans un institut privé rendues obligatoires par le gestionnaire apparaissent comme en accord avec l'éducation que son père aurait continué à lui donner.

Une vie roccambolesque qui prête à sourire et qui pourrait donner envie.

 

Tante Mame, un livre très populaire aux Etats-Unis et qui fut adapté de nombreuses fois au théâtre, au cinéma et même en comédie musicale. Une façon de passer un bon moment, pendant les vacances, ou bien lors d'une période de stress, histoire de se détendre et de lâcher prise en se plongeant dans les incroyables et irrésistibles aventures de Tante Mame.

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 18:02

 

eglisestmarceaustfiacre-2011

 

 

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papillonstfiacre-2011

 

 

Stfiacre-2011

 

 

Tous les ans, pour célébrer la St Fiacre (30 août), patron des jardiniers, le quartier Saint Marceau d'Orléans est en fête le dernier week end d'août. Il faut environ une semaine pour décorer l'église, intérieur et extérieur (les couronnes extérieurs n'étant posées qu'au dernier moment, soit le vendredi matin, premier jour des festivités). Il faudra seulement quelques heures pour tout enlever, après tant de travail, après tant de passion.


Chaque année son thème ! 2011 était placé sous le signe du papillon et de la rentrée ! Un magnifique travail pour les jardiniers qui ne cultivent pas que des fleurs ... ou que des légumes !

 

Le plus de 2011, le défilé des chars fleuris, un air de Comice Agricole.


Le moins ... à la ville d'Orléans ... qui n'a pas stoppé le tram le temps du défilé ... celui-ci étant sur le trajet du tram. A moi de m'interroger, je me rappelle que pour la fête de la musique, le tram a été stoppé en centre ville dès 19h (tant pis pour les travailleurs) ... et jusqu'à plus de 22h ; chaque année, le tram est stoppé certains jours dont le 8 mai en centre ville, une partie de la journée, alors que là, en sachant qu'il n'en passe que deux par heure (dans les deux sens) le  dimanche, il n'a pas pu être coupé ... dommage !

 


6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 14:40

 

 

 

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Fin juillet 2011.

 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:54

  Aujourd'hui, gouvernement et journalistes véhiculent une image fausse du professeur. Hier soir, France 2, journal de 20h, la grande messe du 20h, et qu'entends-je : " Pénurie de professeurs". Est-il sûr, Monsieur Pujadas, qu'il y a une pénurie de professeurs ... A-t-il bien fait son travail de journaliste, ou se contente-il d'abonder dans le sens du gouvernement ?

 

  Avant, oui, avant, il y avait un respect du professeur, une crainte du professeur, une reconnaissance du professeur. Aujourd'hui, grâce au travail du gouvernement, au relais qu'en fait le journaliste, cette profession et ceux qui la font sont mis à mal. Fini le respect, fini la reconnaissance.

 

  Nombre de professeurs s'interrogent sur leur place dans la société d'aujourd'hui. Ils ne sont plus entendus, ils ne sont plus écoutés, ils sont devenus les victimes d'un système politique écoeurant.

 

  Avant, pour être professeur, il fallait soit le diplôme CAPES soit préparer ce concours. Aujourd'hui, c'est une autre chanson. Luc Chatel réduit les effectifs. 35 000 départs en retraite pour la rentrée 2011. 17 000 seront remplacés par des professeurs certifiés, des gens qui auront suivi des études, des gens qui auront passé et réussi le concours. 16 000 postes seront purement et simplement supprimés. Ca, c'est la réalité. D'un côté, Luc Chatel détruit des emplois de professeurs certifiés et de l'autre, il se vante de recruter via l'ANPE, 17 000 professeurs, mais quel professeur ? sans formation ! sans diplôme ! Quelle légitimité auront ces professeurs ?

 

  J'ai bondi en entendant le mot "pénurie". Mais Monsieur Pujadas, quelle pénurie de professeurs y a-t-il en France ??? Aucune. Il s'agit d'une destruction volontaire d'emploi, pas d'une pénurie. Qu'est-ce qu'une pénurie ? Le manque de quelque chose qui est nécessaire ! Peut-on dire qu'en France il y a une pénurie, quand la cause de ce manque est du fait même de l'Education Nationale. NON. Personne n'a le droit de parler de pénurie de professeurs. Luc Chatel, le gouvernement saborde purement et simplement l'Education Nationale. Luc Chatel et cie brade l'éducation de nos enfants. Il est plus facile de maintenir la population dans une certaine ignorance plutôt que de l'instruire.

 

  Ce qui est honteux, aujourd'hui, c'est que d'un côté, il est évident que nos enfant sont en grande difficulté, ils ne savent plus lire ou presque, ils ne savent plus écrire, ils ne savent plus ce que le mot "apprendre" veut dire, ils ne savent plus rien, et ils s'imaginent que tout est de la faute du professeur, de l'école.

 

  Réveillez-vous ! Indignez-vous ! Parents, élèves, professeurs !!! Ne laissons pas le gouvernement faire de nos enfants des adultes ignorants, sans esprit critique, abrutis par les jeux vidéo, la société de consommation ! Battez-vous contre l'abêtissement générale ! N'oubliez pas que les enfants d'aujourd'hui seront les adultes de demain ... Quel avenir pour eux ???

 

  La veille, j'entendais Madame Claude Greff, sur I-TV, dans l'émission d'Audrey Pulvar, expliquer que non, le budget de l'Education Nationale ne diminuait pas. Pire, elle expliquait que si l'on détruisait des postes de professeurs aujourd'hui, c'était pour mieux revaloriser le traitement des professeurs en fonction. Merci Madame Greff de véhiculer l'image d'un professeur individualiste avide d'argent.

 

  Interrogez les professeurs autour de vous, demandez-leur leur salaire au début de leur carrière, demandez-leur leur salaire dix ans après, demandez-leur ce qu'ils gagnent.Vous risquez d'avoir des surprises ! Intéressez-vous à ce métier, ne voyez pas seulement les semaines de vacances, ne les réduisez pas à ça, ne les réduisez pas à leur nombre d'heures en présence des enfants ! Il y a les copies à corriger, les cours à préparer, les recherches à faire pour rester au niveau, il y a le travail à la maison, souvent au détriment de la vie familiale !

 

  Certains professeurs gagnent aujourd'hui moins que lorsqu'ils ont commencé leur carrière. Le traitement d'un professeur n'est pas indexé sur le coût de la vie, son traitement n'augmente pas en même temps que le smic ... NADA.

 

  Donc aujourd'hui, fi des professeurs certifiés, ils disparaîtront à coup sûr, merci Monsieur Luc Chatel ! Merci Monsieur Sarkozy ! Fi du diplôme de professeur certifié ! Maintenant, n'importe qui peut se présenter à l'ANPE et postuler au poste de professeur ! N'importe qui ! Faisons entrer les loups dans la bergerie. Et oui, vous Madame, oui, vous la dame du reportage, qui passiez l'entretien d'embauche pour être professeur d'Allemand ! Oh le beau discours sur le beau métier d'enseignant  ! Avez-vous des enfants ? Connaissez-vous réellement ce métier ? J'en doute ... Idéaliser le métier de professeurs pour donner des enseignants réfractaires, contestataires une image de raleurs jamais satisfaits, inconscients de leur chance, cela relève de la honte. Monsieur Luc Chatel ne semble visiter que les établissements modèles. Va-t-il dans les collèges à problème, où les rapports d'incident des professeurs sont mis à la poubelle par l'équipe éducative ? Va-t-il dans les écoles où le CPE est plus préoccupé par la couleur de la fiche du rapport que par le rapport lui-même ? Va-t-il dans les lycées où les élèves se permettrent d'insulter les professeurs sous prétexte que ...?

 

  A force de mentir sur les professeurs, vous leur avez enlevé leur légitimité, vous leur avez enlevé le respect qui leur est dû. Et non, si les élèves s'ennuient à l'école, ce n'est pas de la faute du professeur, c'est de la faute de la société qui est sans cesse à proposer des gadgets aux enfants, aux ados ; c'est aussi la faute des parents qui n'éduquent plus, qui veulent être aimé de leurs enfants, qui ne disent plus NON, qui laissent faire. Est-ce aux professeurs d'apprendre que l'on dit "bonjour, merci, aurevoir" ou est-ce le rôle des parents ??? Quel est le rôle des professeurs : enseigner une matière, et non pas enseigner les bonnes manières !!!

 

Un autre problème se pose dans ce recrutement massif, des "sans diplômes", quel sera leur statut ??? Que va devenir le statut de fonctionnaire ?

 

Interrogez-vous ! Inquiétez-vous ! Réfléchissez !!! L'avenir ne s'annonce rose pour personne ...

 

 

Parents inquiétez-vous ... moi, je m'inquière ... en tant que femme de professeur ... mais surtout en temps que maman.

 

 

 

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