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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 00:54

Le livre :

Ma'ruf est un savetier marié à une véritable mégère. Celle-ci n'est jamais satisfaite des efforts de son mari, le bat, etc. Un jour, qu'il décide de ne plus se laisser faire, cette dernière décide de porter plainte contre lui, pour mauvais traitement. A chaque fois qu'elle est déboutée, elle porte plainte ailleurs. Ma'ruf, humilié par cette épouse indigne, trouve refuge dans un lieu assez sordide, y découvre un génie qui le transporte dans un endroit où personne ne le connaît et où sa femme ne risque pas de le trouver. Ma'ruf retrouve alors un ami d'enfance qui le conseille pour faire fortune. Mais Ma'ruf ment, triche et abuse, pourtant, il parvient à épouser la fille du sultan, et l'amour qui les lie va le sauver.

Ce que j'en ai pensé :

Il s'agit du dernier conte des Mille et Une Nuits, ultime conte raconté par la belle Shahrâzad à son mari pour qu'il lui laisse la vie sauve.

Ce conte raconte la filouterie des hommes obsédés par l'argent, et toute la maligneté des femmes. Il existe des types d'hommes et de femmes très différents, cependant le conte nous montre que le but principal des hommes, c'est de faire fortune, et quand cela est, alors il pense à l'amour, celui-ci étant un peu la cerise sur le gâteau. De l'autre, il y a les femmes, comme la première épouse de Ma'ruf, une mégère aigrie, avide de choses dont elle ne sait apprécier la simple valeur, puis il y a la fille du sultan, nouvelle femme de Ma'ruf. Cette dernière l'aime comme une femme doit aimer son mari et être aimée de lui. Elle est à son écoute, comprend ses menteries, ses travers, les excuses, et cherche à combler et réparer les erreurs de ce dernier. Elle est aussi celle qui lui montre le chemin, le bon chemin de la vie, avec des valeurs et des principes. Cette jeune femme est loyale, et possède une grande sagesse.

Ma'ruf, alors qu'il est soupçonné par le grand vizir du sultan d'être un imposteur, car les marchandises pour rembourser les marchands, payer la dote, combler tout ce qu'il dispense généreusement à son entourage, n'arrivent pas, doit s'enfuir. Sa femme décide de le couvrir afin qu'il se "refasse" une fortune. Elle dupe son propre père et le grand vizir pendant que Ma'ruf s'échappe, et elle le fait, car il est sincère à son encontre, qu'il lui dit la vérité. Elle invente alors une histoire pour permettre à celui-ci de sauver son honneur.

Pendant sa fuite, Ma'ruf rencontre un paysan, qui se montre généreux avec lui. Alors que ce dernier labourait son champs à l'arrivée de Ma'ruf, il décide de se rendre chez lui pour aller chercher de la nourriture, pour celui qui lui réclame un peu d'eau. Ma'ruf décide alors, pour aider le paysan, de labourer le champs à sa place. Il découvre alors une porte secrête qui le porte dans un lieu magique. Il se voit confier une bague qui, lorsqu'il le souhaite comble ses désirs. Ma'ruf peut ainsi revenir au palais, avec des mules chargées de marchandises. Il n'oublie pas la générosité du laboureur, et lui offre à son tour sa générosité. Il peut rembourser tout le monde et continuer à se montrer très généreux. Son secret vite découvert, il faudra toute l'intelligence de sa femme pour récupérer la bague, et sans servir à bon escient. Quand celle-ci meurt, Ma'ruf demeure fidèle à sa mémoire et promet d'utiliser la bague raisonnablement. Surgit alors son ancienne épouse, dans le physique est à la hauteur de sa méchanceté. Elle veut la bague et s'aprête à l'acquérir de vilaine manière. Il faudra le courage et l'intervention du fils de Ma'ruf pour sauvegarder la paix et le bonheur de leur vie.

La moralité de ce conte. L'amour d'une femme pour son mari la fait soulever des montagnes, mais sa grande sagesse lui permet également de ne pas perdre de vue l'essentiel. La femme, dans ce conte, est celle qui décide de la vie de couple, elle peut en faire un enfer, ou en faire un paradis. L'homme se soumet.
Un conte drôle, et néanmoins poétique où magie et amour sont étroitement liés, avec une leçon à retenir ... si l'argent peut acheter le matériel, il n'achète jamais l'essentiel ... jamais ... l'amour des autres.


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commentaires

isis 09/08/2008 11:36

l'amour tout court ...évidemment que non !! mon Clafoutis ne s'appelle pas Nicolas ...quelques jours de vacances ... mmmhh...tu devrais me dire quand tu viens sur Paris ... je suis tout près ...bisous ma Cat, j'espère que tout va bien pour toi ...

Catgirl 09/08/2008 18:17


ben j'y étais la semaine dernière ;)

je vais avoir une semaine de vacances et tous mes plans sont tombés à l'eau ...

alors je suis libre la troisième semaine de septembre ;)
si tu es libre une journée, je suis ton homme, enfin ta femme mdr

pleins de bisous



rene 04/08/2008 01:35

j'aime la citation du debut par Werber
bon lundi bise
qing et rene

Catgirl 04/08/2008 07:27


moi aussi :D

bon lundi vous deux


:0091: Lili-Flore :0010: 03/08/2008 14:31

l'amour est bien ce qu'il y a de beau dans le monde et jamais on ne peux l'acheter, je parle de l'amour dans l'âme pas du corps qui est se vends et s'o'ffre contre monnaie. J'ai remarqué que très souvent la morale est très bonne dans ces contes orientaux. Bigs bises, le soleil est joueur aujourd'hui car il joue à cache cache, bonne journée

Catgirl 03/08/2008 19:36


j'ai très envie de lire et donc d'acheter les Mille et un Nuits
commencer par le conte final, pour savoir comment c'est écrit etc me semblait une bonne idée
et puis preuve qu'on peut lire à peu de frais, ce conte m'a couté 2 euros ;)

bisous bisous


Ano 03/08/2008 10:56

Excellent papier, les contes des Mille et une nuit en plus est l'un des plus beaux livres de la culture orientale, je crois que ce conte montre aussi qu'on ne voit bien qu'avec le coeur, et que malgré tout l'égoïsme et l'orgueil mal placé dominent souvent dans le coeur des hommes. Je me suis toujours demandé pourquoi, n'ayant pas ces deux derniers défauts, mais plutôt tourné vers la qualité du premier adage : eh bien parce que voir avec le coeur est une qualité très dure dont on ne récolte pas toujours les fruits, peu de fruits souvent si ce n'est que des emmerdes parfois, même si je ne changerais pas, et qu'il est donc plus facile pour les faibles d'agir autrement, même pour ce qu'ils (ou elles) croit être une "réussite" sur tous les plans... Et qui n'est qu'un leurre... Bisous.

Catgirl 03/08/2008 19:40


oui, il faut continuer à voir avec le coeur, bien sûr, mais il faut aussi accepter que même en voyant avec le coeur on ne voit pas tout et que parfois on laisse
échapper des choses, parce que le coeur est dans son histoire et parfois ne se rend pas compte qu'il faut ouvrir un peu son horizon pour voir un peu plus large ;)

bisous


Claire Ogie 03/08/2008 08:30

Je n'ai jamais lu aucun conte des mille et une nuits et cela fait un moment que je me dis que je devrais y remédier. Merci de me le rappeler ! lolC'est vrai, on dit souvent que se sont les femmes qui décident, qui choisissent finalement, que ce soit l'enfer ou le paradis pour l'un comme pour l'autre. A mon avis, je m'éloigne un peu du livre, ce n'est pas un hasard si se sont les femmes qui demandent en général le divorce dans un couple. Continuer dans l'enfer ou le paradis (là ou ailleurs), tout le choix est là, et il faut de la force pour choisir. Une main de fer dans un gant de velour ? lol ;-)Bisous Cat.

Catgirl 03/08/2008 19:37


disons que je dirais que les femmes osent surement plus affronter la réalité et y faire face que les hommes ;)

bisous


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