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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 06:24




Le livre :

Dumbledore a été tué par Severus Rogue sous les yeux du jeune Potter. A l'aube de ses 17 ans, qui annoncent aussi sa majorité dans le monde des sorciers, ainsi que la fin du charme de protection lancée par sa mère, Lily Potter, Harry va devoir affronter Voldemort pour une troisième fois.  L'Ordre du Phoenix veille a protégé Harry, en le transférant dans des lieux où il se trouvera en sécurité. C'est ainsi qu'il se retrouve au Terrier, demeure des Weasley. Arrive le ministre de la magie, venant révéler à Harry, Ron et Hermione, le testament de Dumbledore, leur léguant, à chacun, quelque chose  qui lui semble sans intérêt.
Le lendemain, alors que le mariage de Bill et Fleur, un des fils Weasley, bat son plein, un patronus annonce que le ministère de la magie est tombé entre les mains de Voldemort et de son armée, les Manges-Morts.
Les trois compagnons vont devoir fuir, se cacher, avec pour mission, trouver et détruire les Horcruxes, l'ultime mission confiée par Dumbledore, avant sa mort, aux trois amis.



Ce que j'en ai pensé :

Nous abordons là l'ultime tome des Harry Potter. Impossible de ne pas parler des Reliques de la Mort sans en dévoiler le contenu, en tout cas en partie, et sans parler de l'évolution de la Saga en dévoilant certaines choses, (désolée Maître Pô , ce n'est pas par malin plaisir que je le fais mais seulement pour étayer mon analyse).

Avant que cet dernier tome ne sorte, nous avions entendu que J.K Rowling envisageait de faire mourir le jeune Potter, afin de s'assurer qu'il n'y aurait pas un huitième tome, ou d'éventuelles reprises. Ce livre, ainsi que son épilogue très judicieux, sonnent la fin de la sage des Harry Potter en ne permettrant aucune ouverture qui irait dans la logique des histoires de Potter, et si certains s'y aventuraient, ils ne produiraient que des redites, ou du creux.

Comment ne pas parler de la dernière grande aventure du jeune Potter sans évoquer les tomes précédents. A l'issue de ma lecture du tome 5, Harry Potter et l'ordre du Phénix, (la version anglaise) je me souviens avoir discuté avec un de mes amis autour de la conception même de cette saga, car au fur et à mesure que nous avancions dans l'histoire du jeune Potter, des clés s'offraient à nous, et avec, une question, J.K. Rowling avait-elle dès l'écriture du premier Potter concue, la trame de l'intrigue ou non ? Bien sûr, pour des questions de marketing, nous n'en serons rien. Mais à la lecture de l'ultime tome de cette série, et ce, malgré les rumeurs qui avaient couru sur la possible mort du jeune Potter, je suis aujourd'hui convaincue que tous les éléments dispercés au fil des aventures de ce dernier, devaient se retrouver dans cet ultime aventure, pour nous révéler enfin la vérité des choses. Je ne dis pas que les livres ont été écrits d'un seul jet les uns après les autres, attention, je crois que la trame de la saga avec les éléments principaux a été concue dès l'origine du premier Potter.

Au fil des 7 tomes, le jeune Potter a grandi. On raconta qu'il grandissait avec son lectorat. Ce qui est faux, il grandissait avec son âge. Chaque tome commençant, la veille de l'anniversaire de Potter, et s'achevant avec l'année scolaire. Un leitmotiv. Hormis le dernier tome, tous se sont déroulés en majeur partie à Poudlard, l'école des Sorciers. Tous les romans ont été concus également de la même manière. Avant l'anniversaire du jeune Potter se produit un élément déterminant pour l'année scolaire à venir, et cet élément trouve son cheminement et sa réponse au cours de cette même année. Le dernier tome n'échappe pas à la règle. Aussi, le lecteur ne se perd pas en conjecture temporelle, il sait que l'aboutissement prendra fin en juin, qu'en juin tout sera fini, et que tout recommencera un mois plus tard, l'anniversaire de Potter étant le 31 juillet ... sauf pour le dernier tome, dont l'intrigue prend bien fin en juin, mais dont la conclusion est donnée en septembre ...

Les aventures du jeune Potter, de Weasley et Granger, font avancer la saga, maintenant le lecteur en état d'éveil. Il faut bien le dire, les traductions en français sont assez "faciles", et rendent moins les sensations, les émotions que les versions anglaises. Cependant, cette écriture tout publique permet au plus grand nombre d'accéder à ces histoires, et de les savourer. Sortons du facheux critères qui veut (et cela a la dent dure) que parce que c'est populaire c'est à jeter. C'est faux. Il ne faut pas s'arrêter à une lecture de base. Bien sûr, Harry Potter est un divertissement, que l'on prétend pour la jeunesse. C'est sans doute vrai pour les deux premiers tomes, cela se complique avec Le prisonnier d'Azkaban, et cela va crescendo avec les autres tomes. Dès le tome 3, j'aurais des réticences à mettre cette série dans les mains  d'un enfant de onze ans. Encore une fois, Potter grandit, et ce à quoi il est destiné évoluent avec lui, à l'image de nos vies. Nous ne vivons pas les mêmes choses à 11 ans  qu'à 17 ans, et nous ne les vivons pas de la même manière, car nous forgeons notre futur vie d'adulte, nous nous construisons. Nos traits de caractère s'affirment. Il en va de même pour Potter et ses amis.

Les Reliques de La Mort sont la conclusion de cette Saga, et pas seulement des aventures, de la destinée des uns et des autres, mais sur les valeurs dispercées par l'auteur. Si Potter est la figure de proue de cette série, il n'en est pas l'unique protagoniste, il en est surtout le fil conducteur. Ce qui apparaît, dans ce septième tome, c'est que Harry, sans Hermione, sans Ron, et sans toutes les personnes qui l'ont aimé, protégé, guidé, n'aurait pas pu réussir sa destiné. Certains diraient qu'il a su trouver des béquilles. Sauf que la vie ne fonctionne pas comme ça. La vie fonctionne par rencontre. Certaines sont éphémères, certaines durent toute la vie. Certains se passent mal, d'autres sont surtout des moments de bonheur. Mais rien n'est jamais parfait, et pourtant, du bon comme du moins bon, on doit savoir s'en nourrir.

Potter n'est pas un garçon parfait, il n'est ni le plus courageux, ni le plus intelligent, ni le plus gentil. Il doute beaucoup, mais il a appris à écouter sa voix intérieure. Il reste un héros humble et c'est sans doute pour cela qu'il a le succès que nous lui connaissons, car nous pourrions être un Potter, de la même manière que nous pourrions être une Granger ou un Weasley.

Avec ses deux amis, il y a une complémentarité, et c'est le fruit de leurs efforts à tous les trois qui va permettre d'aboutir, à laquelle s'ajoutent la confiance, l'amitié, la loyauté, les valeurs d'une population qui vont permettre de renverser la situation.

On ne peut rien tout seul, il faut savoir accepter les mains tendues, accepter que l'on ne peut pas tout tout seul. C'est sans doute une des grandes leçons qu'Harry va apprendre. Il sait qu'il a une destinée à accomplir, il sait le poids qu'il porte sur ses épaules, il sait que beaucoup de choses dépendent des décisions qu'il doit prendre, mais il sait surtout que les décisions qu'il doit prendre doivent être le fruit d'une réflexion. Il comprend aussi que, si à certains moments, certaines décisions sont difficiles à prendre, d'autres apparaissent comme des évidences au plus profond de nous. J'appelle ça l'instinct, et souvent, c'est l'instinct de survie.

De cette leçon en découle une autre, la loyauté dans l'amitié. Alors que Potter et ses deux comparses se cachent depuis des semaines pour trouver le moyen d'accomplir la mission que Dumbledore leur a confié (signe que Potter ne peut rien sans ses amis, que leur complémentarité est ce qui leur permettra de mener à bien la mission), ils sont en proix à de sérieux doutes. Notamment Ron qui finit par les lâcher. Dumbledore avait prévu cela, et avait légué un objet qui permettrait à ce dernier de revenir vers ses amis quand il aurait fait le point en lui. Pourquoi Ron et pas Hermione ? Parce qu'Hermione est sans doute la plus rationnelle des trois, qu'Harry est celui qui doute le plus, et que Ron est le plus impulsif. Quand Ron revient, il le fait à un moment crucial pour ses deux amis. Il sauve Harry d'une noyade, parvient à récupérer l'épée de Gryfondor. Harry confie à Ron la tache de détruire l'Horcruxe qu'ils ont retrouvé, car sans Ron pas d'épée. Harry comprend son ami, et ne lui tient pas rancune de son éloignement. Il sait lui-même, qu'il n'est pas un ami parfait, et en tout logique, accepte sans rancoeur le retour de Ron. Pour Hermione, c'est plus compliqué de pardonner à Ron, parce qu'ils sont amoureux. Il n'a pas seulement laisser tomber son ami, il a aussi laisser tomber celle qu'il aime. Il ne s'agit pas de laisser penser qu'on peut tout pardonner aux gens que l'on aime, il 'agit de montrer que tout le monde traverse des moments de faiblesse, a le droit d'avoir des coups de moins bien, a le droit de ne pas être d'accord, cela ne veut pas dire que tout est fini, cela veut simplement dire qu'il faut lâcher prise un moment pour mieux rebondir dans la relation à l'autre. Ron s'était perdu dans cette quête, il a eu besoin de se retrouver. Si les trois amis forment un tout, ils n'en demeurent pas moins trois personnes disctinctes avec des caractères bien distincts.

Le trio de la saga est donc un tout, un tout capable de soulever des montagnes et de faire ce que les adultes n'ont pas pu.

A venir Harry Potter et les reliques de la mort, deuxième partie.









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commentaires

Handi@dy 26/02/2009 17:12

Je suis fan absolue de la saga et de Rowling dont la maman avait ma maladie! Acheter la saga revient à financer en partie la recherche contre la sclérose en plaques, car Rowling y consacre des sommes très importantes! :0010:

Catgirl 26/02/2009 17:56


je ne possède pas tous les tomes, mais entre ceux que je possède et ceux que Lisa possède, je crois que nous les avons tous :D

bisous


:0091: lili Flore :0010: 20/02/2009 21:16

ton analyse est comme toujours très bien. Justement c'est le fait qu'Harry est comme tout un chacun malgré ses dons qui le rend tout comme des millions de jeunes dans le monde et je pense que les jeunes se retrouvent dans son image. Passe une bonne soirée sous des bigs bises

Catgirl 21/02/2009 06:36


merci !!!
sans doute que le fait qu'il ne soit pas parfait l'humanise et le rend accessible.

Bisous Lili


Jean-Yves 20/02/2009 12:55

« Il comprend aussi que, si à certains moments, certaines décisions sont difficiles à prendre, d'autres apparaissent comme des évidences au plus profond de nous. J'appelle ça l'instinct, et souvent, c'est l'instinct de survie. »
Je reviens, Cat, sur les décisions difficiles à prendre. Je crois que ce sont celles-ci qui nous font réellement exister, qui nous font devenir ce que nous sommes, responsables devant l'autre. C'est justement quand des choix s'offrent à nous, que nous nous montrons « adultes » devant nous, devant l'autre et devant la communauté humaine. J'entends les décisions qui bouleversent notre vie tout en prenant l'autre en compte. C'est peut-être ce qui est le plus difficile à faire. Si cette série permet d'aider les jeunes à prendre conscience de cela, ce sera une magnifique réussite…
Lire aussi ou en lien sur mon nom : Harry Potter de Joanne Kathleen Rowling : seulement un évènement éditorial ?

Catgirl 20/02/2009 16:52


oui cela serait super. Je sais que c'est une série qui est étudiée justement parce que certains ont su voir autre chose qu'un divertissement pour adolescent.

bisous et merci pour ton lien


Mu 20/02/2009 10:07

Hello Cat, tes critiques sont toujours fouillées, intelligentes et intéressantes. Ton travail est super ! Merci !!!

Catgirl 20/02/2009 16:50


Merci Mu :D

bisous


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