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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 06:31




Le livre :

De sa naissance à Enghien-les-Bains à sa mort à Bougival, André Bernard et Martin Pénet nous raconte la vie de Mistinguett à travers ses amours, ses spectacles, ses nombreuses photos et dessins.

Ce que j'en pense :




Jeanne Bourgeois est née le 3 avril 1875 à Enghien-Les-Bains, passa son enfance dans la banlieue parisienne de Soisy-sous-Montmorency. La petite fille était fascinée par le cirque qui se déroulait sur la place du Marché, chaque jeudi. Très vite, elle réussit à convaincre le directeur du casino d'Enghien de la laisser vendre des fleurs à l'entrée. A l'âge de 12 ans, sa mère lui paye des cours de violons à Paris, mais le répertoire l'ennuie et elle fait très vite l'école buissonnière.

Jeanne n'a qu'une envie, jouer et être connue.  A 15 ans, elle décide d'imiter Miss Heleyett dans ses tenues vestimentaires. Elle se cherche un style. Et c'est ainsi qu'elle finit par se faire repérer à la gare du Nord, où elle traine fréquemment, par un auteur de revues de café concert. Il lui donnera le pseudonyme sous lequel elle sera reconnue mondialement, Miss Tinguette, puis Mistinguette et enfin Mistinguett.

A dix-huit ans, elle fait ses premières armes en chantant "La môme du Casino" au Casino de Paris, elle enchainera au Trianon-Concert.

En 1903, elle obtient le premier rôle dans la Tête à l'huile, et sera la vedette de L'Eldorado durant dix ans. Elle rejoindra Le Moulin Rouge en 1907 pour la Revue de la Femme, triomphera l'année suivante avec Max Dearly dans La Valse Chaloupée.

Des Folies Bergères, au Moulin Rouge, en passant par le Casino de Paris, tous les lieux où le Music-Hall a sa place, Mistinguett eut sa place.

Elle rencontrera Maurice Chevalier en 1911 alors qu'elle est la vedette des Folies Bergères. Il sera le grand amour de sa vie, mais il ne supportera pas d'être le faire valoir de la Miss dont il est le cadet. "Mon homme" sera sa chanson pour lui.





La Première Guerre Mondiale prend fin, le music-hall se renouvelle. Les spectacles sont plus élégants, plus somptueux grâce aux nombreux costumes. Sketchs comiques et mélos réalistes se mêlent pour donner plus de spectacle.

 

Après un bref retour au Casino de Paris, elle retourne finalement au Moulin Rouge en 1924. Celui-ci avait été détrui en 1915 et sera inauguré avec la nouvelle revue New-York - Montmartre, avec des girls américaines. Le concept séduit Mistinguett. Elle en sera non seulement la vedette mais aussi la directrice artistique.




 

La mort de Gesmar en 1928, son fidèle ami et son décorateur, la laisse profondément démunie. Elle utilisera les derniers décors créés par ce dernier pour son ultime revue au Moulin Rouge "Paris qui tourne".


Cette femme publique est aussi une femme d'action. Elle veut voir et être vue, surtout vue d'ailleurs. Son énergie ne souffre pas de son âge. Les gens qui l'entourent ont même souvent du mal à la suivre. Elle ne vit que pour son métier, enchaîne les tournées en Europe, aux USA, ne laissant pas partout le même souvenir. La femme dont les jambes étaient considérées comme les plus belles du monde a des contrats, pour se les faire photographier, d'ailleurs celles-ci sont assurées.







Sa vie privée est aussi une vie publique. Elle eut un fils, Léopold, des amants, nombreux, célèbres. Cette adoratrice des animaux vivait dans un écrin qui s'appelait le spectacle. Elle se servit de tous les supports utilisant l'image pour faire parler d'elle, y compris le cinéma, le muet d'abord, puis le parlant.

Alors qu'elle vieillit, Joséphine Baker enflamme Paris avec la revue Paris qui remue.
 



 

 

La Seconde guerre Mondiale prend fin, et Mistinguett est toujours là, à quasi 70 ans. Elle fera ses ultimes scènes à New-York et au Québec en avril 1951 avant de s'éteindre le 5 janvier 1956 des suites d'une congestion cérébrale et pulmonaire.




Merci à Jean Yves pour m'avoir fait découvrir cette femme qui n'est pas sans rappeler des femmes comme La Môme Piaf.

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commentaires

Baggins 06/03/2009 00:06

Les belles femmes du debut du vingtième à l'époque ou les mucic hall était plein à craquer...Bien avantl'ère du clip ...C'était quelque chose...J'aurais aimé vivre à cette époque ...BIsous Cat

Catgirl 06/03/2009 06:31


ce sont les premières stars ;)

bisous Baggins


honorius 04/03/2009 13:13

et en plus elle avait de jolies gambettes ! Bonne semaine Cat et gros bisous du grand Maître

Catgirl 04/03/2009 17:13


elle avait les plus belles jambes de son époque, y compris lorsqu'elle était plus âgée ;)

bisous Jacques !


Handi@dy :0016: jaccede.com 04/03/2009 11:31

Le music-hall parisien et ses stars sont un fantasme pour tous! On pense au divertissement, au plaisir, voire au plaisir des sens! Notre inconscient collectif se réveille, positif, à l'écoute! Strass et perles, plumes... Cela évoque un luxe passé qui était à la portée de tous! :0010:

Catgirl 04/03/2009 17:12


je ne crois pas que ce luxe passé était à la portée de tous ... je doute que l'ouvrier / ouvrière pouvait s'offrir ce luxe d'aller au spectacle ... y compris du
music hall.

Bisous


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