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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:50

miroirdel--me.jpgA un moment de la grossesse se pose la question de savoir ou pas le sexe du bébé.

 

Certains prônent la  surprise de la naissance. D'autres, dont je fais partie avec mon chéri, décident de savoir. Les spécialistes ont des opinions différentes sur le sujet. Certains ne jugent pas, laissant aux parents le libre choix de savoir ou pas. D'autres sont carrément contre le savoir. Derrière cela, la crainte que l'enfant ne soit pas celui qu'on a rêvé, espéré. Certains spécialistes pensent que cette déception peut entrainer un désintéressement pour la suite de la grossesse voire du bébé lui-même.

 

Cela m'interroge donc sur la raison pour laquelle nous faisons un enfant ; un clône de nous-même ? un prolongement de nous-même ? celui qui accomplira ce que nous n'avons pas osé / pas été capable / le porteur de nos rêves entravés ?avoir un héritier ?

Ou bien, un être fait de l'amour de deux personnes, considéré, dès sa conception, comme une personne entière, qui sera un peu de nous, un peu du monde qui l'entoure, et surtout beaucoup de lui-même.

 

Savoir ou pas ?

- Savoir pour donner encore plus d'identité à cette personne, peu importe ce qu'il est, bénéficiera de tout notre amour.

- Ne pas savoir, pour garder jusqu'à ce qu'il décide de faire son entrée dans le monde, ce mystère de la conception, de la naissance.

 

Au final, peu importe, il n'y a que deux personnes qui sont en droit de décider de savoir ou pas, ce sont les parents du bébé ...

 


 


 


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Published by Catgirl - dans Je vous dis
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commentaires

lafeedessonges.over-blog.com 20/09/2010 20:37



rien n'est simple ..


et


rien n'est juste ..


Bonne semaine à toi aussi !



Catgirl 21/09/2010 18:52



Bonne semaine



lafeedessonges.over-blog.com 19/09/2010 11:21



merci de ta réponse


en ce qui concerne l'erreur médicale tu le découvres tard parfois ..


ce qui fait qu'enfant, adolescente, tu ne sais rien concrètement mais que inconsciemment tu sais (je ne sais expliquer pourquoi c'est une conscience interne qui alerte ..) que tu ne pourras
jamais être mère ..


C'est une souffrance enterrée que tu portes et que tu ne peux partager avec personne puisque rien n'est concret alors et que meme lorsque c'est concret les retours sont souvents de cet ordre .. :


'il y a plein de femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants ..'


'pas grave tu adopteras ..'


'il y a plus grave comme douleur'


ou je ne sais quelle autre stupidité ..tu peux entendre ..


Adopter oui ..mais il n'y a pas toute la symbolique et le partage psychique du nom que tu donnes et que tu transmets ..


Après oui c'est un deuil à faire ..que tu fais plus ou moins ..selon l'accompagnement et le soutien que tu as ..ou que tu n'as pas d'ailleurs ..


Je ne sais ce que tu as vécu mais je comprends tes interrogations, tes réflexions qui font que meme quand on peut être mère la famille peut faire s'interroger pour avoir un enfant ou pas ..


De toute façon il est sur et j'en suis bien consciente meme si c'est douloureux pour moi d'accepter ceci ..qu'être mère n'est pas inné et que tout n'est pas rose du fait que tu peux avoir un
enfant !


On trimballe son vécu ..il y a en effet plein de questions qu'on se pose (et de + en + ?..) quand on désire un enfant et qu'après on est enceinte ..


Il est sur aussi que le deuil doit se faire dans l'approche ou on ne sera pas mère et le plus dur peut-être ? est que la famille devrait le faire également ..et arrêter de culpabiliser
consciemment ou inconsciemment leur 'enfant' qui lui ne peut pas parce que c'est comme ça !!..


Il est difficile, douloureux de voir une famille se plaindre ..ou à demi-mot enfoncer le clou ...(qui saigne toujours et toujours ..) que elle n'aura pas de petit-enfant ...


C'est archi lourd à porter mais quand on travaille sur soi ..on s'aperçoit aussi qu'il faut se dégager de LEURS pensées car ce sont LEURS pensées et pas les notres !..


Et quand tu as un enfant il faut aussi faire un travail sur soi si on a une famille difficile ..


car l'enfant est là ..et il ne faut pas qu'il patisse de la famille qui peut être un peu 'lourde' ..


Bref rien n'est simple ..


Et comme tu dis peut-on se mettre à la place de l'autre quelque soit la situation ?


Je ne pense pas


On peut compatir, aider l'autre par l'échange, la parole, essayer de voir ce qu'il vit, mais je crois bien qu'il y a une 'coupure' entre celui qui peut et a un enfant et lui qui n'en aura
jamais parce que cette impossibilité de donner la vie est une souffrance terrible et que celui qui donne vie ne l'entend ou ne peut l'entendre ..


mais le principal est que le dialogue puisse se faire et l'echange également


parce que cette coupure ne doit pas etre à mon sens seulement une coupure parce qu'enfant ou pas enfant nous sommes toutes des femmes à part entière !


enfin bon je sais pas pour ce dernier point si c'est si facile que cela de partager ce que je/tu ressens : le virtuel pour cela n'est pas la meilleure approche pour ce faire ..


Bien à toi


et merci de permettre ce dialogue se faire !


Bon Dimanche !



Catgirl 20/09/2010 08:10



et oui rien n'est simple.


 


bonne semaine



lafeedessonges.over-blog.com 17/09/2010 18:31



Tout d'abord merci de ta réponse !


Tu sais l'injustice existe parce que la nature, les lois de la nature n'ont pas prévues me semble t-il les erreurs médicales ..qui interdisent de pouvoir donner la vie ..


Le Distilbène pour ne pas le nommer ..a rendu stérile nombre de femmes (et autres malformations graves dont on ne parle pas car sujet tabou vu le petit nombre de femmes qui est touchée
..........) et peu ou pas connu du grand public et meme du corps médical parfois !!..........


et bah je pense que c'est une réelle injustice parce que lorsque tu nais comment peux-tu savoir que tu vas hériter ..d'une erreur medicale qui te privera du bonheur de donner naissance à un
enfant ..


Et plus qu'une injustice c'est une grande douleur ..qui se rappelle à toi à chaque fois que tu croises le chemin d'une femme enceinte ..ou d'un bébé ..


Meme en faisant un travail sur soi ..le deuil est bien douloureux ou difficile ..


Quant à la moitié dont on rêve enfant ..je te répondrais que pour ma part je n'ai jamais pensé à cela et que la vie a fait que j'étais bien loin ..de penser à cela ..


Bien cordialement



Catgirl 19/09/2010 08:59



oui tu as raison, il y a aussi les maladies, les médicaments douteux qui sont responsables, mais il y a aussi la vie, tout simplement qui fait que nombre de
femmes ou d'hommes n'ont pas d'enfants. J'ignore s'il y a un degré de souffrance dans cette impossibilité, cette incapacité. Je discutais avec une collègue qui n'a pas eu d'enfant parce qu'elle
n'a pas rencontré l'homme (et là encore que dire, l'homme qui lui fallait, l'homme qui aurait fait d'elle une mère ?), et elle le dit, c'est son grand regret, et elle ajoute en riant, qu'elle
aurait été une mère exécrable, car une mère poule étouffante. Je crois qu'on ne peut pas savoir, je crois qu'on ne peut savoir que lorsque c'est là.
Il y a encore deux ans, j'ignorais que je deviendrais mère, même il y a un an et demi, je me disais que mon tour avait passé. Et quand c'est posé la question de faire un enfant, il y a eu la
barrière psychique, car j'ai un passé, une famille, une histoire qui m'a fait énormément m'interroger. Entre vouloir un enfant et franchir le pas, il y a encore une étape.
Et puis après ... quand on se lance dans cette aventure, cela reste l'inconnu.


On s'interroge, et si je n'arrivais pas à tomber enceinte, si cela ne fonctionnait pas pour moi, la conscience que la nature peut décider que pour nous, ou notre
partenaire, ce sera non.


Et après, il y a, le premier trimestre, la peur de la fausse couche, surtout s'il y en a eu une qui a précédé.


Et quand je lis qu'après ce n'est que du bonheur, peut-être, sauf qu'il y a toujours une part du conscient qui sait que même si l'on fait attention, que si on
fait tout comme il faut, nous ne sommes pas mettre de ce qui peut arriver, de ce que sera la vie de cet embryon, de ce foetus, de ce bébé, de cet adolescent, de cette adulte, de notre
enfant.


A partir du moment où l'on décide de devenir parent, je crois qu'il faut aussi accepter que nous ne serons que des accompagnants chargés d'amour, et que nous ne
pourrons rien contre la vie et ses turpitudes.


Aussi, quand on commence sa vie de femme, de jeune fille, en sachant que jamais on n'aura à se poser ses questions dans une maternité de "corps", car je suppose,
même si cela s'avère un parcours du combattant, l'adoption, j'imagine ce qui peut mourir en soi, cette acceptation douloureuse à laquelle il faut faire face, et aussi, comme vous le dites,
supporter, se dépasser et accepter que d'autres femmes, elles connaissent ce qui nous apparaît évident dans la nature, donner la vie.


 


Et même enceinte, je continue à dire, l'enfantement, même si on la porte en soi, très tôt dans notre âme, pour certaines, n'est pourtant pas une évidence, quand
il s'agit de franchir le pas.


 


Je ne me permettrais pas de dire que je sais, ce que les femmes stériles, ou rendues stériles, ressentent, puisque ce sont des choses qui, à moins de les vivre,
ne peuvent être imaginer, je peux juste comprendre ce que vous dites.


Bon dimanche.



lafeedessonges.over-blog.com 16/09/2010 23:18



Et si le plus important ..était d'avoir la chance de pouvoir donner la vie tout simplement ??..


Une pensée à toutes les femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfant quelqu'en soit la raison ..


et qui de ce fait n'ont pas à se poser ou sont privées de ce genre de question ..



Catgirl 17/09/2010 07:33



pour avoir autour de moi des femmes qui pour x raisons n'auront pas d'enfants, n'ont pas pu en avoir, n'ont pas voulu en avoir, je crois qu'elles se sont posé
ses questions autour de la maternité, différemment sans doute, mais elles se sont demandé dans leur for intérieur, sans doute.


L'idée même de la maternité nous même à nous rendre compte que l'humain est impuissant dans ce domaine. Si tout va bien, tout va bien, mais si les choses ne vont
pas tout droit, nous sommes impuissants. Il n'y a pas d'injustice, il y a la nature, les lois de la nature contre lesquels nous ne pouvons rien, et qui nous rappellent notre condition
d'homme.



Le plus important, c'est un enfant en bonne santé, et ensuite, un enfant qui s'épanouit, grâce à nous, grâce à ce qu'il est, ce qu'il se construit.


J'ai autour de moi, des femmes et des hommes aussi qui ne seront ni mère ni père, mais qui ont créé des liens autrement, avec des enfants. Et je pense que ces personnes ont un jour imaginé
ces questions, autrement certes, que lorsqu'on y est, mais ils se sont demandés, ils en ont rêvé, de ces questions.


comme on a tous rêvé de l'homme ou de la femme qui serait notre moitié, en d'autres proportions quand nous étions enfants.






Dam 14/09/2010 10:02



Impossible de connaître le sexe de notre poisson rouge. Alors on lui a donné un prénom de fille. Et si c'est un garçon, eh bien on ne repeindra pas son aquarium en bleu ! Fille ou garçon ? On
peut vouloir connaître, on peut vouloir attendre l'accouchement pour savoir. Les repères riment avec les mystères et la vie balance entre
repères et mystères. N'empêche que bébé n'est pas seulement une fille, bébé n'est pas seulement un garçon, bébé est d'abord une personne qui va
s'épanouir dans l'univers que nous nous construisons nous-mêmes. Ni petite poupée, ni petit roi. Un enfant qui se prendra à rêver de son propre soi sans se laisser faire par nos rêves à nous. Car
nos rêves à nous, adultes, ne sont souvent devenus que des codes rassurants, des références sur catalogue, des cadres dans lesquels on veut garder bébé au chaud, enfermé, étouffé.


Alors fille ou garçon, petit(e) ou grand(e), fin(e) ou rond(e), brun(e) ou blond(e), je regarderai mon enfant avec amour et respect pour cette personne qui m'apprend, à moi, qui je suis et qui je
deviens : un homme, un père, un vieux, un con. Car autant vous dire que dans le ventre de la mère, bébé aussi se pose des questions ! "Sur quel père vais-je tomber ???" se demande-t-il ou elle !
Et cette question est bien plus cruciale pour nos vies que de savoir si c'est une fille ou un garçon. Quel père suis-je pour juger si c'est mieux d'avoir une fille, si c'est mieux d'avoir un
garçon, comment je ferai si c'est une fille, et comment je me comporterai si c'est un garçon ? Non, non, non ! Je ne sais pas sur quel père va tomber mon enfant. Il va tomber sur moi, sur mon
amour, mais notre relation, nous la construisons déjà, maintenant, avec les questions de bébé, avec les questions de papa, avec les réponses qu'ils s'échangent, que bébé soit une fille, que bébé
soit un garçon, c'est le même papa que bébé aura et non un papa pour fille ni un papa pour garçon.


Et bébé a répondu à l'une de mes questions : bébé m'a révélé une part de son identité. A moi d'être à la hauteur de cette "transparence" et de répondre, à mon tour, aux questions que me posera
bébé sur ma vie à moi, sur mon identité à moi, sur l'identité de celui qui a mis sa graine, sur notre identité à nous qui appartenons à la même famille, et plus tard, bien plus tard, sur à quoi
il sert ce sexe qui nous fait poser tant de questions, bon dieu !


 


Quand mon enfant me demandera qui je suis, je ne pourrai pas me défiler. Quand mon enfant voudra savoir quel homme je suis et quelle femme j'aime, je ne pourrai pas lui mentir. Peut-être
préférera-t-il ne pas savoir pour ne pas m'obliger à mentir. Moi, j'ai préféré savoir qui est-il, déjà, avant l'accouchement, pour continuer la relation que je construis lentement (mais sûrement)
avec bébé. Et comme il découvre déjà sa maman, son papa, avant de venir au monde, eh bien voilà, je découvre mon enfant, petit à petit, pour lui faire un nid... dam our


 


 


 


 


 


 


 



Catgirl 17/09/2010 07:22



ce que je sais, c'est que bébé reconnaît la voix de son papa et qu'il l'écoute attentivement. Et il sait quand on pense à lui, quand c'est important pour
lui.


J'entends ce que tu dis, et tu seras un papa attentif, comme tu es un mari, un homme, un compagnon attentif.



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