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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 18:20

9782869596504


Le livre :

Champfleury s'évertue, dans ce livre sur les chats, de montrer différents aspects d'un de nos animaux domestiques préférés, son histoire, son comportement, le comportement des hommes à son égard, ses amours, etc.


Ce que j'en ai pensé :

En lisant cet hommage aux chats, je ne pouvais m'empêcher de penser au Mystère des chats, lors de ma découverte de Balthus.

J'aimé retrouver des comportements que j'avais pu observer chez les différents chats qui nous ont accompagné. J'ai aussi aimé la manière dont Champfleury oppose certaines théories sur ces félins, remettant en cause des théories quelques peu farfelues, sans pour autant apporter de réelles réponses, préférant laisser aux lecteurs, le choix de ses opinions.
J'ai aimé les anecdotes, les remarques pertinentes sur le caractère des chats, mais aussi sur le comportement des hommes.

Citations :

- Comme tous les êtres qui provoquent les caresses, qui en donnent et en reçoivent, comme les femmes, si le doux animal a été beaucoup aimé par les uns, il ne lui a pas été pardonné par les autres, par les métaphysiciens.

- Le chat est également représenté sur quelques médailles du nome de Bubastis, où la déesse Bast (la Bubastis des Grecs) était particulièrement révérée. Cette déesse, forme secondaire de Pascht, prend l'habitude la tête d'une chatte et porte dans sa main le sistre, symbole de l'harmonie du monde. Les chats, qui de leur vivant avaient été honorés dans le temple de Pascht comme image vivante de cette déesse, étaient, après leur mort, embaumés et ensevelis avec pompe.

- Les Arabes ont d'autres motifs de respecter les chats et d'épargner leur vie. Ils croient généralement que les Djinns prennent cette forme pour hanter les maisons, et racontent gravement à ce sujet des histoires extravagantes, dignes de Mille et Une Nuits.

- Les femmes condamnées à mort pour cause d'adultère sont jetées au Nil, cousues dans un sac avec une chatte : raffinement de cruauté, dû peut-être à cette idée orientale que, de toutes les femelles d'animaux, la chatte est celle qui ressemble le plus à la femme par sa souplesse, sa fausseté, ses câlineries, son inconsctance et ses fureurs.

- On accusera sans doute à ce propos les célibataires, les vieilles filles, les employés, tous gens de basse condition qui inspirent un intérêt médiocre. Et pourtant il me serait facile d'ouvrir une parenthèse favorable à la vieille fille emprisonnée dans la coquille du célibat, que le manque de dot a empêchée de tenir un rang dans la société. La pauvreté l'a rendue timide ; la timidité l'a jetée dans la solitude, et toute illusion perdue, sans espoir d'époux ni d'enfants, elle reporte ses sentiments affectueux sur la tête d'un chat, son seul ami. Pour peu que l'animal réponde à ces affections par un regard, un ronron, la vieille fille oublie les tristesses de la solitude.



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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 16:41

aupasdecourse


Ma filleule et mon filleul.
Maison de la magie.
Blois.
Juillet 2009.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 05:38

Genesis couv

Le livre :

Nous sommes dans un temps futur, Anaximandre doit passer le grand Oral lui permettant d'entrer à l'Académie. Entraînée par Périclès, elle devra répondre durant quatre heures aux examinateurs. Le grand Oral se déroule en épisode d'une heure. Au bout de chaque heure, tout peut s'arrêter. Le sujet de son oral, la vie d'Adam, qui vécu de 2058 à 2077, et qui fit imploser la République de Platon.


Ce que j'en ai pensé :


Une science fiction aux airs de conte philosophique ou comment aborder la philosophie à travers des thèmes classiques pour faire réfléchir les adolescents.

Anaximandre, repérée par Périclès et encouragée par lui, se présente au Grand Oral. Son sujet concerne un certain Adam. Mais pour comprendre la vie d'Adam, il faut comprendre ce qui est arrivé avant lui, avant la République de Platon, et comment nous en sommes arrivés là.

Le monde ressemblait au nôtre, les Hommes se déchiraient sans tenir compte de la nature, de la possible extinction de la race humaine. Un homme Platon, possédant la vision globale, décide de fuir dans un archipèle de l'hémisphère sud, convainc ses habitants de la nécessité de se protéger du reste de l'humanité. Il fait alors construire un barrage. De l'autre côté, l'ultime guerre explose, tout est détruit, mais il reste des survivants.
Platon instaure des lois, aucun survivant ne doit parvenir à franchir le barrage. Aucun. Il crée une politique basée sur la peur ; la peur de l'inconnu, des maladies, de la mort.

Il va plus loin, il crée la République de Platon. Les hommes et les femmes ne peuvent pas vivre ensemble. Ils ne se rencontrent qu'à des fins de procréation. Quand l'enfant vient au monde, il est séparé de sa mère, des scientifiques étudient ses marqueurs génétiques. Les enfants sont ainsi classés en fonction de leurs éventuels capacités. Quatre catégories se distinguent.

C'est dans ce monde que naît Adam. Reconnu comme appartenant à la classe supérieur, il est cependant mis sous surveillance. Adam, tout en étant supérieurement intelligent, est aussi un menace pour la République. Le destin joue en sa faveur, et ce détail, qui changera tout, va tomber dans les oubliettes.

Le temps passe et le doute s'installe chez Adam, concernant la République de Platon. Alors qu'il est rétrogradé, et qu'il surveille le barrage, Adam aperçoit un radeau avec une jeune femme dessus. Il décide de sauver cette dernière.
Il aura beau prendre ses précautions, il sera découvert. Mais plutôt que de le condamner à mort, le conseil décide de l'obliger à participer à un programme. Adam devra cohabiter avec un robot du nom de Art, supérieurement intelligent, et qui s'humanisera à son contact. C'est au fil de conversations, faisant douter Adam, qu'Art prend le pas sur l'humain.


Anaximandre a choisi le sujet d'Adam, parce qu'elle sent que tout n'a pas été dit sur ce dernier. On sait que c'est parce qu'il y a eu Adam, que la République de Platon a vécu ses derniers instants. Le monde d'Anaximandre connaît un autre ordre, une autre manière de vivre. La guerre, les conflits, plus rien ne semble exister, chacun semble vivre en bonne intelligence.

Le grand oral d'Anaximandre se passe comme un oral universitaire, une sorte de concours suprême. Des examinateurs froids, impassibles, qui la poussent dans ses retranchements. Un dialogue socratique s'instaure. Des questions sont soulevées, sur la philosophie de vie d'Anaximandre, ayant pour prétexte la vie d'Adam. Le but est de sonder ce qui motive la jeune femme.


Sommes nous prêts à accepter la vie telle que l'on veut nous la montrer, sommes nous des moutons de Panurge, ou bien doutons-nous ?

Chacun a sa vision de la vie, sa propre philosophie. Certains se posent beaucoup de questions, s'interrogent, doutent. Il n'y a pas forcément de réponses à tout.


Citations :

- L'histoire démontre la fragilité de la théorie du complot. La complexité laisser vite place à l'erreur, et dans l'erreur, nous sommes toujours victimes de préjugés.

- Pour qu'une société fonctionne, peut-être y a-t-il besoin d'un certain niveau minimum d'empathie.

- Plus ambitieuse est la promesse, plus retentissante est l'échec.

- "Le peuple ne peut réellement s'épanouir que dans l'Etat. Par conséquent, le peuple est l'Etat, et l'Etat est le peuple."
  Les fondateurs de la République ont cherché à nier l'individu, et par là même ils ont ignoré une véirté simple.
  La seule chose qui lie les individus entre eux, ce sont les idées. Les idées mutent et se propagent. Elles changent de détenteurs, autant que les détenteurs changent d'idée.
  Les fondateurs croyaient qu'en retirant l'enfant à sa famille et en séparant les couples, ils pourraient briser le lien entre individus e tle remplacer par un lien à l'Etat. [...] Même si elle (la République) pouvait contrôler l'information diffusée aux communautés, elle ne pouvait contrôler la façon dont celle-ci se transformait dans la tête des femmes et des hommes.

- Nous souhaitons que le peuple serve l'Etat avant lui-même, mais nous nous sommes rendu compte des limites de cette ambition. Même l'animal le plus apprivoisé s'aigrit si on néglige ses besoins. Le peuple ne croit plus à la menace qui a autrefois plané sur lui, et il s'est habitué à l'alimentation qu'on lui fournit. Il a gagné en suffisance et s'est mis à penser à autre chose. Les rumeurs vont bon train dans les communautés.
  Or, il s'agit là de quelque chose de vivant : ça bouge et grandit, ça se transforme. Le peuple parle de choix, d'opportunités et de liberté. Le peuple parle de changer le monde.

- Art ne me surprned plus, sans doute en partie parce que je ne le surprends plus. Il faut qu'il subisse des influences extérieures avant que son évolution ne s'arrête et qu'il devienne comme un enfant privé de stimulation dont la curiosité se flétrit.

- Tu t'es moqué de ma faible durée de vie, mais cette peur de mourir, c'est justement ce qui insuffle la vie en moi. Je suis le penseur qui pense à la pensée. Je suis la curiosité, je suis la raison, je suis l'amour et la haine. Je suis l'indifférence. Je suis le fils de mon père, qui était lui-même le fils de son père. Je suis la raison pour laquelle ma mère a ri et celle pour laquelle elle a pleuré. Je suis l'émerveillement et la merveille. Certes, le monde peut actionner tes boutons quand il traverse tes circuits. Mais le monde ne passe pas à travers moi. Il y reste. je suis le monde et le monde est ce que je suis. Je suis le biais par lequel l'univers en est venu à se connaître. Je suis la chose qu'aucune machine ne parviendra à fabriquer. Je suis le sens.

- "On peut savoir sans comprendre, lui avait un jour dit Périclès. Savoir, cela commence par du ressenti. Comprendre est le processus d'excavation, de déblayage qui permet de passer du ressenti à la lumière." Anax était exactement dans cette situation. Elle savait que quelque chose avait changé. L'avenir se dissimulait au-delà de son champ de vision. N'était -ce qu'une idée issue de son imagination, ou sentait-elle qu'elle courait un véritable danger ?

- Mais l'Idée est un adversaire de taille. Elle passe d'esprit et transforme tout ce qu'elle touche. C'est pour ça que nous recevons une telle éducation. C'est pour ça que nous enseignons le mythe d'Adam et d'Art. Tant que nous ne connaîtrons pas le mal dont nous sommes capables, il y a une petite chance pour que nous ne le croisions jamais.



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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 06:48

amoramor



Maison de la Magie.
Blois.
Juillet 2009.
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 18:01

penséedamour

penseesdamour

31 janvier 2010.


Les pensées qui furent écrites au dos de ces pensées d'aquarelles resteront un mystère pour vous. On ne peut pas tout partager .

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 17:55

mesange de janvier

mesangedejanvier


Orléans.
31 janvier 2010.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 09:02

harvey milk affiche

Le film :

Harvey Milk arrive à San Francisco avec son ami Scott. Ils achètent un magasin de photographie dans le quartier "Le Castro". Très vite, Milk fonde l'association "Castro Valley Association of Local Merchants", et devient le meneur du mouvement Gay. Le film retrace les huits dernières années de sa vie, son combat pour le droit des homosexuels.


Ce que j'en ai pensé :


Le film commence avec des images d'archives en noir et blanc montrant des arrestations d'hommes en costumes dans des bars gays. Une réalité aux Etats-Unis. Etre gay est un réel tabou, d'autant que nombre d'hommes (ou de femmes) choisissent de vivre une double vie, cachant leur sexualité, par crainte des représailles.
Nous découvrons Harvey Milk dans le métro, il drague un jeune homme hippie, qui deviendra son grand amour. Alors que Milk travaille à Wall Street, vit en costume trois pièces, cachant son homosexualité, Scott lui propose d'aller vivre ailleurs, intensément en toute liberté d'être. Milk est séduit, lâche tout. Ils partent ensemble sur la côte ouest.


Harvey-Milk

Commence alors pour Milk, un engagement politique, un destin collectif. 1972. Arrivé à San Francisco dans le quartier du Castro, Harvey va s'engager rapidement dans la lutte pour les droits civiques, les droits homosexuels, le droit à être. Un véritable philantrope.

Très vite, la communauté gay du Castro va s'organiser autour de Milk, qui dès 1973 va se présenter au conseil municipal de la ville de San Francisco. Une première car, il fait ouvertement campagne en ne cachant pas son homosexualité. Premier échec. D'autres suivront mais chaque fois, il gagne un peu plus de soutien, de voix.

Dès 1976, malgré un nouvel échec aux élections pour Milk, le maire de San Francisco, George Moscone, conscient du pouvoir de Milk et du nombre de personnes qu'il regroupe derrière lui, propose à ce dernier un poste au Comité d'Appel de permis de ville ; poste que ce dernier ne gardera que cinq semaines, démissionnant pour pouvoir se présenter aux élections des députés.

Il faudra attendre 1977, avec le changement de scrutin pour qu'Harvey Milk devienne le premier homme politique ouvertement homosexuel à être élu, dans une Amérique très puritaine.

Gus Van Sant a choisi de montrer les dernières années de la vie de Milk, ce destin collectif, ce sourire charmeur accroché invariablement aux lèvres, cette énergie incroyable, communicatrice, cette séduction. Van Sant Nous montre un Milk conscient d'un possible assassinat, enregistrant des cassettes, nous replongeant dans ces années de lutte pour le droit homosexuel, le droit à la différence.

Le combat d'Harvey Milk, une fois élu, au delà de représenter la communauté gay, de défendre les droits de celle-ci, sera de combattre la loi numéro 6, qui autoriserait le licenciement d'un enseignant ouvertement gay.

SaveOurRights

Sean Penn incarne un Harvey Milk aussi vrai que nature, un sourire indécrochable aux lèvres, une séduction transpirante. Il insuffle au film une énergie incroyable, rôle qui lui vaudra l'oscar du meilleur acteur, tout en laissant de la place pour d'autres acteurs dans ce film, comme James Branco, Diego Luna ou encore Emile Hirsch. Quand on transpose les acteurs et leur double réel, ce qui surprend, c'est la ressemblance physique. Certains sont morts, d'autres vivent encore. Pour la petite histoire, seul Sean Penn aura subit une légère transformation du visage, en ayant une prothèse nasale, pour ressembler au plus prêt à Harvey Milk.

Outre l'incroyable énergie du film, l'envie de se battre pour ses idées, contre les injustices, pour le droit à la différence, pour préserver les libertés individuelles, qui sont autant de libertés collectives, c'est le rapport aux autres qui s'inscrit forcément dans une séduction, qu'il soit l'ami ou l'ennemi. Il y a toujours un regard sur l'autre comme s'il était une conquête potentielle.

milk1

Harvey Milk fut convaincu que les gays trouveraient enfin une place réelle dans la société le jour où chacun d'eux pourrait avouer ses préférences sexuelles. Nous connaissons cela sous le nom de "coming out", sortir du placard.
Mes nombres d'homosexuels n'étaient pas pour annoncer cela à leurs amis ou leurs proches, les conséquences pouvant être terribles.


Une des dernières phrases de Milk, dans les cassettes qu'il enregistrera avant d'être assassiné, au côté du maire de San Francisco, George Moscone, le 27 novembre 1978, restera la plus célèbre

" Si une balle devait traverser mon cerveau, laissez la briser aussi toutes les portes de placard" (référence au "coming out")


Harvey milk, version original.


Harvey Milk, version française.


Pour en savoir plus sur ... La loi numéro 6 ! Save our Children. Pour ces gens, il était moins dangereux que des pédophiles enseignent à leurs enfants que des homosexuels ... cherchez l'erreur ???


A lire aussi, la critique du film du télérama de mars 2009.



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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:54

sacre-coeur-deux

Sacré Coeur. Montmartre.
Paris.
25 octobre 2009.
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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 08:32
 
miroirdel--me.jpg"On a établi que le chat n'était pas un animal domestique, sans trop expliquer ce qu'on doit entendre par domesticité. Pour nous, la domesticité consiste à changer les habitudes d'un animal, à lui rendre nos caresses agréables, à le faire obéïr à notre appel, à le fixer au foyer ou du moins à le faire vivre au milieu de nous. La chèvre et le cheval sont nos esclaves, le chat ne l'est pas ; c'est là toute la différence."
  [...]
  "Parmi les carnassiers, le plus indomptable est la panthère ; le seul qui tue pour tuer est le cougouar ; le seul dont les moeurs ont une douceur native, le guépard ; le seul vraiment intelligent, le chat. Celui-ci consent à être notre hôte : il accepte l'abri que nous lui donnons et l'aliment qui lui est offert ; il va même jusqu'à solliciter nos caresses, mais capricieusement, et quand il lui convient de les recevoir. Le chat ne veut point aliéner sa liberté. Si nous l'exploitons, il nous exploite et ne veut être ni notre serviteur comme le cheval, ni notre ami comme le chien."
   Suivant M. Fée (De l'instinct chez les animaux), le chat est susceptible d'attachement et même à un très haut degré ; mais il faut ne pas gêner ses allures et attendre ses caresses. [...]
  "Un chat de campagne connaissait l'heure où son maître revenait de la ville et allait l'attendre au coin de la route, à plusieurs centaines de pas de l'habitation ; mais de telles preuves de sympathie avaient été méritées apr d'extrêmes bontés. Le chat, quand il aime, n'est point banal. Il faut beaucoup pour obtenir son affection ; peu de chose suffit pour qu'on le perde : c'est précisément en quoi il diffère du chien."





Les Chats, de Champfleury.
Edition Arléa.




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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 08:39

sacrécoeur

Butte Montmartre.
Sacré Coeur.
Paris.

25 octobre 2009.
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Mon Grenier