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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 17:16

 

MARIAGE-BERTRAND-ESSOBAL-LENOIR

 

Le livre :

 

Durant 20 nouvelles, Essobal Lenoir nous livre des histoires qui semblent être des "souvenirs" de vies passées. Des premières interrogations sexuelles, premiers émois, premières histoires, les premières nouvelles se lisent avec une continuité, le lecteur pouvant penser que ses histoires sont celles d'un même narrateur. Hors, il n'en est rien. Chaque histoire se lit indépendamment les unes des autres.

L'homosexualité et l'érotisme sont au coeur de ces nouvelles. L'auteur, de manière ironique, voire sarcastique, dénonce l'attitude des uns et des autres devant cette réalité sociale et sexuelle.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Mes propres interrogations, ma propre vie sexuelle m'ayant aidée à me forger une idée sur une conception de la vie sexuelle, je n'ai été surprise de rien, dans ce que j'ai lu. Et pourtant j'ai souvent souri lors de ma lecture, devant l'hypocrisie d'un père, d'un copain, devant la révélation entre les frères d'un point commun. Tous homos ? Tous bi ? Tous alter-sexués ? Je ne saurais dire, d'ailleurs qui a une réponse ? Personne à mon sens. A-t-on seulement la réponse qui nous concerne nous ?

 

Il y a une nouvelle que je n'ai pas aimé, car je n'ai sans doute pas compris son intérêt, c'est Le mariage de Bertrand. L'humour sarcastique qui consisterait à rendre tous les politiques homosexuels m'a laissée froide.  Cela frise une carricature, mauvaise à mon goût, poussée dans des limites non nécessaires. Disons que la vie sexuelle de nos politiques n'a aucun intérêt, peu importe qui couche avec qui, qu'ils soient homosexuels ou non, qu'ils s'aiment ou se déchirent, qu'ils se manipulent entre eux, laissons la politique en dehors de ça, serais-je tentée de dire.

 

L'autre chose qui m'aura dérangé, c'est quand tant que femme, je n'ai pas aimé la façon dont celle-ci est évoquée. De la grand-mère à l'épouse, de la petite amie à la copine, de la femme "intello", chaque personnage féminin est déprécié ou relégué à un rang qui m'aurait fait penser que nous sommes revenus à un temps très très lointain, et finalement pas tant que ça, puisqu'on peut encore trouver une vision de la femme telle que ça dans la littérature.

 

Aussi, je veux bien croire que l'auteur règle des comptes sous couvert de sarcasmes, mais n'aurait-il pas été judicieux de montrer que toutes les femmes ne sont pas des sorcières vicieuses idiotes objet de "loisirs" de ces messieurs qui n'oseraient s'avouer leur homosexualité, ou du moins l'assumer ?J'ose penser que toutes les femmes qu'il a rencontré ne sont pas des monstres en jupons ou des idiotes confirmées.

 

Mais peut-être n'ai-je pas compris ou saisi l'humour dans la manière d'évoquer la femme dans ces nouvelles tournées vers le cheminement homosexuel ?

 

Cependant une question me vient : comment peut-on, d'un côté, rendre à l'homosexualité sa normalité, et de l'autre, conférer à la femme un rôle dépréciatif à ce point ?Les rôles ne sont-ils pas alors déplacés, l'homme restant le sexe fort, l'homosexuel prenant la place de la femme, et la femme étant mis au banc de la société ?

 

Mais ne restons pas sur ces deux points particulièrement négatifs, car ils ne reflètent que ce qui m'a gêné, alors que j'ai pris plaisir à lire ces vingt nouvelles gaies et néanmoins satiriaques d'Essobal Lenoir.

 

 

 

 

 

 

Le mariage de Bertrand, chez Culture et questions qui font débats.

Le mariage de Bertrand, chez Altersexualité.

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 16:17

 

chasseur-image

 

 

Parc floral Orléans La Source.

Jardin des Dahlias.

Octobre 2010.

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 15:12

miroirdel--me.jpg

 

Nous vivons dans une société où la femme enceinte peut être l'objet de bien des soucis.

 

Au travail, elle devient vite un handicap, et on ne manque pas de lui faire sentir. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, cela ne vient pas obligatoirement d'un homme.

 

 

La femme serait-elle le pire ennemi de la femme enceinte ?

 

 

A la fois à son bonheur de futur maman, la femme enceinte doit gérer ses propres angoisses par rapport à sa maternité naissante, tout en continuant à travailler d'arrache-pied, comme si de rien, parce qu'être enceinte n'est pas une maladie.

 

Au fur et à mesure de sa grossesse, ses craintes changent ,évoluent. Certaines disparaissent, d'autres apparaissent. C'est tout un changement conscient qui se produit en son sein. Et pourtant, la femme enceinte doit continuer à travailler, parce qu'à coeur vaillant rien d'impossible.


Sauf que, les semaines passent, le corps change, l'esprit évolue, et parallèlement, l'environnement professionnel refuse ses changements, choisit de les minimiser, voire de les occulter.Après tout, si le médecin ne nous prescrit pas un arrêt de travail, c'est que l'on peut continuer à faire le même travail, de la même manière.

 

Sauf qu'à un moment, la femme enceinte ne peut plus tout mener de front, de face. Le travail, les remous qui l'animent, les peurs aussi.

 

Il est surprenant de découvrir que les femmes peuvent être le pire ennemi d'une femme enceinte. Heureusement pas toutes. Il est surprenant de découvrir qu'à notre époque, dans notre société, la femme enceinte, malgré les lois, malgré ses droits, malgré son état, est encore considérée comme un handicap au sein du travail.

 

Oh bien sûr, "elles" ne le font pas exprès, elles ne se rendent pas compte. Et c'est sans doute ce que je trouve le plus grave dans notre société individualiste. Elles ne se rendent pas compte. Et le pire, c'est que c'est "elles" sont elles-mêmes des mères, des grands-mères. Auraient-elles oublié que chaque grossesse est unique ? Auraient-elles oublié que chacun est différent ? Auraient-elles oublié que leurs grossesses ont toutes été différentes, que celles de leurs propres enfants est aussi différentes de celles qu'elles ont vécues ?

 

 

La femme peut être bien plus méprisante qu'un homme, plus cruelle aussi, plus intolérante envers une autre femme.

 

 

Alors, femmes enceintes, armées vous de courage, car il en faut beaucoup plus qu'on ne peut imaginer, quand il faut vivre une grossesse en société, au travail, et bien sûr dans son corps et dans son coeur.

 

 

 

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3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 16:05

 

 

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Orléans. Septembre 2010.

 

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26 septembre 2010 7 26 /09 /septembre /2010 16:28

 

neuf chats de plume

 

Reccueil de neuf nouvelles autour du chat et de propriétaires célèbres de petits félins. Christian Jamet trace ou retrace avec humour des moments de vie de chat. De La Fontaine en passant par Richelieu, pour nous faire attérir à notre époque, avec Mystère chat, plus connu par les Orléanais comme le chat jaune aux ailes et au sourire immense blanc. Des histoires plaisantes, à lire, à relire, pour les amoureux des chats, et les autres aussi ... on ne sait jamais, cela pourrait les faire sourire, et leur parler.


L'auteur nous invite dans une traversée des siècles, à la rencontre de personnages connus, reconnus, imposants, étranges, avec comme leitmotiv, l'amour du chat, l'amour de son espièglerie, et l'indulgence des propriétaires à son encontre.

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 11:56

 

La-fille-perdue001

 

 

D.H. Lawrence est surtout connu pour son Amant de Lady Chatterley. Nombre de ses écrits parlent des femmes et critiquent la société dans laquelle ces dernières évoluent.

La fille perdue évoque la vie d'Alvina, fille d'une mère neurasthénique et d'un père lunaire, commerçant, habité par de grandes ambitions mais ne sachant pas s'adapter réellement au lieu où il vit.

Alvina traverse son époque sans y prendre réellement part. Elle s'inscrit dans son époque, pourtant elle n'en fait pas partie.

Les femmes de son milieu se doivent de trouver un bon parti afin de faire un bon mariage, pour assurer leur avenir. Seulement Alvina ne veut pas se marier sur ces simples faits, il lui faut le "truc en plus". Aussi, le temps passe, et elle reste seule. Sa mère décède, elle vit entourée de son père fantasque, d'une gouvernante et d'une associée de son père. Il est fort heureux pour elle, que ces deux femmes aient la tête sur les épaules.

La dernière folie de son père sera de s'associer à un homme de théâtre, avec lequel il créera une sorte de cabaret. Ils engagent une troupe d'itinérants. Alvina est fascinée par ces gens, et finit par se découvrir des affinités avec l'un deux.

Aussi quand son père meurt, et qu'elle découvre qu'il y a fort peu de chance qu'elle ait de quoi vivre, elle décide d'aller contre les principes d'une société étriquée, et demande à être engagée par la troupe d'itinérant. Elle commence alors une liaison avec son bel italien.

 

En marge de la manière de fonctionner de son époque, Alvina devient une héroïne atypique. Pourtant, elle n'est ni méritante, ni exceptionnelle, elle prend juste conscience que sa vie lui appartient, et que cette vie lui avait été dictée d'abord par la société, la bienséance, contrainte par une mère abscente, un père fantasque. Leur mort la libère d'une matérialité et lui donne l'occasion de découvrir autre chose.

 

Sans doute que ce livre fut à contre courant de son époque lors de sa parution, il n'a pas eu le même retentissement que L'amant de Lady Chatterley. En tout cas, un livre qui mérite d'être lu pour ce qu'il montre de la société anglaise de la fin du XIX°, début du XX°.

 

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 14:57

 

zou

 

 

Ca, c'est le coup de coeur du futur papa. Zou est un jeune zèbre qui découvre la vie avec ses parents. Le graphisme est différent des aventures de Lola (voir article précédent), mais il y règne le même amour, la même tendresse.

 

Nous avons déjà Zou, et La provision de bisous de Zou.

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 14:45

l'île aux câlins

 

 

 

 Les aventures de Lola m'ont séduites en tant que futur maman. J'aime autant le graphisme que ce qui y est dit. C'est doux, c'est beau et il me semble que cela touche réellement l'univers de l'enfant, de ses attentes, de ses manques et de ce qui peut lui passer par la tête. J'aime la douceur et la tendresse que Lola recherche auprès de ses parents.

Les enfants ont des priorités et les adultes en ont d'autres. Il faut beaucoup d'écoutes, d'amour et de tendresse pour comprendre l'autre. Mais les enfants n'ont pas forcément la compréhension des priorités des adultes, alors à ces derniers d'avoir la compréhension de celles des enfants.

 

 

Nous avons déjà acquis pour notre petit bout Les mots doux, L'île aux câlins, Un bisou c'est trop court.

 

 

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 07:49

 

joseph-jesus-toulouse-st-aubin

 

 

Eglise Saint Aubin. Toulouse.

Février 2010.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 17:50

miroirdel--me.jpgA un moment de la grossesse se pose la question de savoir ou pas le sexe du bébé.

 

Certains prônent la  surprise de la naissance. D'autres, dont je fais partie avec mon chéri, décident de savoir. Les spécialistes ont des opinions différentes sur le sujet. Certains ne jugent pas, laissant aux parents le libre choix de savoir ou pas. D'autres sont carrément contre le savoir. Derrière cela, la crainte que l'enfant ne soit pas celui qu'on a rêvé, espéré. Certains spécialistes pensent que cette déception peut entrainer un désintéressement pour la suite de la grossesse voire du bébé lui-même.

 

Cela m'interroge donc sur la raison pour laquelle nous faisons un enfant ; un clône de nous-même ? un prolongement de nous-même ? celui qui accomplira ce que nous n'avons pas osé / pas été capable / le porteur de nos rêves entravés ?avoir un héritier ?

Ou bien, un être fait de l'amour de deux personnes, considéré, dès sa conception, comme une personne entière, qui sera un peu de nous, un peu du monde qui l'entoure, et surtout beaucoup de lui-même.

 

Savoir ou pas ?

- Savoir pour donner encore plus d'identité à cette personne, peu importe ce qu'il est, bénéficiera de tout notre amour.

- Ne pas savoir, pour garder jusqu'à ce qu'il décide de faire son entrée dans le monde, ce mystère de la conception, de la naissance.

 

Au final, peu importe, il n'y a que deux personnes qui sont en droit de décider de savoir ou pas, ce sont les parents du bébé ...

 


 


 


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