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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 00:34


Le film :

Nous sommes en 1965, Jim Morrison étudie à UCLA (Université du Cinéma à Los Angeles). Il a une approche très personnelle de la vie, une philosophie liée à un épisode de sa vie qu'il a vécu alors qu'il était très jeune. Avec ses parents, il a assisté à un accident de la route dont les victimes étaient des amérindiennes. De ce jour, il a été persuadé d'avoir été possédé / envoûté par l'âme d'un indien. C'est un autre étudiant de l'UCLA, Ray Manzarek, qui va "découvrir" la poésie de Morrison et suggérer qu'ils forment un groupe. Jimmy avait déjà le nom qui pourrait être le leur, ce serait DOORS, comme la porte entre le passé et le futur, entre ce que l'on sait et ce qu'il reste à apprendre. A leur début sur scène, la timidité de Morrison le faisait chanter dos au public. Au fur et à mesure des prestations, il pris de l'assurance, se déhancha et devint un véritable showman, dont certaines danses semblaient être directement inspirées de celles des chamanes. Morrison parvenait souvent à la transe. Il galvanisait les foules. Parallèlement, il rencontra Pamela Courson, qui sera sa compagne jusqu'à la fin. Mais Morrison aimait les drogues et l'alcool. Plus la célébrité s'imposa, plus il se défonçait. Plus les Doors en souffrirent.


Ce que j'en ai pensé :

Je crois que je suis restée figée sur le personnage de Jim Morrison, remarquablement interprêté par Val Kilmer, un véritable clone de la légende, cela en est bluffant. D'ailleurs, c'est assez rare pour le souligner, mais pratiquement tous les acteurs de ce film sont investi spar leur personnage, bien que Morrison vole la vedette aux autres, sans doute comme ce fut le cas dans la vie. Un bémol à Meg Ryan, qui fait évidemment du Meg Ryan. Son personnage manque de présence, je ne pense pas que ce fut là sa meilleure interprétation.

Quand "the end" c'est affiché, je ne savais trop quoi penser de ce que j'avais vu. Le film est remarquablement réalisé. Je parle donc de la légende Jim Morrison. Les Doors ont fait un tabac en leur temps, c'est une réalité. Jim Morrison avait un charisme incroyable. Mais sorti de cela, qui était Jim Morrison ? Je veux dire, le vrai Jim Morrison. Les Doors ne se sont-ils pas, au final, créé qu'autour de cette personnalité totalement différente de ce qui avait été vu jusque là ?

Ray Manzarek a découvert Jim Morrison en l'entendant chanté "Moonlight Drive". Les chansons des Doors, puisque, finalement, Morrison n'en a pas tant écrit que cela, sont-elles si géniales que cela ? Je l'ignore.
Je pense que c'est un tout, la musique et les paroles. Car le concept musical Doors est bien réel. Des sonorités qui créent des atmosphères particulières, favorisant les transes de Morrison, des atmosphères tribales et religieuses. Il est vrai que cela associé aux textes et aux interprétations de Morrison, le résultat est explosif, les foules sont fascinées.

Mais la question me restait. Qui est réellement Jim Morisson ? Puisque le film n'avait pas répondu à ma question, puisqu'il avait engendré ma question ... je me décidais à fouiner un peu sur le net ... pour comprendre. Malheureusement, malgré mes nombreuses lectures, la question me reste, et je suis convaincue que personne ne sait qui était Jim Morrison, car Jim Morrison était différent avec chacune des personnes, groupes de personnes qu'il a fréquenté. Jamais le même, toujours différent, comme s'il n'avait pu être qu'une partie du tout, en fonction de qui était avec lui.

Mais revenons sur ce personnage.

Il est incontestable pour moi, que la légende de Morrison s'est construite sur sa mort, à Paris, à seulement 38 ans. Je suis convaincue que si Morrison avait vécu, les Doors auraient fini "Has Been", à moins que J. M. ait décidé de faire autre chose. Mais là aussi, je pense qu'il ne l'aurait pas fait, il aurait été incapable de dire NON, même si, au tout au fond de lui, l'envie n'y était plus. S'il avait vécu plus longtemps, que Ray Manzarek était venu le chercher à Paris pour un nouvel album, Morrison n'aurait pas su dire NON, j'en suis convaincue, pour la simple raison qu'il jouait un rôle, et qu'il se sentait obligé de le tenir.

Jim Morrison, c'est un enfant balotté au gré des mutations de son père militaire, un enfant qui, à l'âge de 3 et demi, vécu une expérience étrange dans le désert, confronté à la mort, aux blessures d'amérindiens accidentés de la route. C'est un enfant qui s'est mis à lire et n'a pas arrêté. Une culture incroyable, littéraire, philosophie, psychanalitique, psychologique, et historique aussi. Très tôt, il inventera des mensonges qu'il testera sur son entourage, aimant étudier l'autre, face à son mensonge, les réactions de ce dernier.
Il fut toujours un excellent élève, et plus tard, lors de ses années universitaires, malgré son retrait d'une vie sociale, Morrison était extrêmement populaire. Ses professeurs étaient impressionnés par sa grande culture et sa manière de pouvoir la discuter, en sortir autre chose. Il ne ressortait pas ce qu'il avait lu, il avait réfléchi dessus ! Il fit plusieurs facs, en Floride, il étudia la Philosophie de la contestation, et la psychologie des foules (sujet qui le passionnait). Plus tard, il étudia l'histoire médiévale européenne, et malgré l'opposition de sa famille, il s'inscrivit à l'Ucla.

Quand les Doors furent créés, qu'ils commencèrent à avoir du succès, Morrison coupa définitivement les ponts avec sa famille. Il alla jusqu'à prétendre qu'il était orphelin. Mais malgré ses connaissances, sa manière de manipuler son monde, Morrison se laissa quand même déborder par cette notoriété soudaine qui le dépassait. Si les drogues et l'alcool étaient des expériences qu'il appréciait pour deux raisons essentielles (ses poètes préférés étaient tous drogués, et les chamanes utilisent les drogues pour entrer en transe), elles devinrent un sûr moyen d'échapper à la réalité pesante.
Morrison connaissait parfaitement l'art de manipuler les foules, n'oublions pas qu'il a sérieusement étudier la psychologie des foules. Il est fort probable que sa timidité n'était pas la seule raison qui le poussait à ses débuts à chanter dos au public, comme il est fort probable que plus tard, il manipulait cette même foule en l'insultant, et qu'elle en redemandait, parce que, quelque part, quand il les traitait de moutons, il n'avait pas tort. Morrison utilisait volontiers la provoc, comme lors de l'incident de 1966, quant à la fin de la chanson "The end", il invite à tuer le père et baiser la mère.
Lorsqu'il sera arrêté en plein concert pour avoir mis en cause la police, présente lors de leur tour de chant, il est déçu par le public qui le laissera se faire arrêter. C'est sans doute l'élément qui sera déclencheur dans son envie réelle de quitter le star système. Il prend conscience que les gens aiment le spectacle sans doute plus que les gens eux mêmes, qu'ils acceptent d'être insultés, manipulés, mais qu'ils sont incapables de prendre une décision collective sans un meneur.

En 1968, il transformera un concert en émeute, et cela se reproduira. Un an plus tard, complètement ivre mort, il devra monter malgré lui sur scène devant une foule en délire, plus il  l'insulte, plus elle se sent galvanisée. Morrison se prend à son propre jeu, et assure montrer son sexe. Evidemment il est arrêté. Lors du procès, il est incapable de dire si oui ou non, il l'a fait, ou s'il a simulé. Les témoignages sont contradictoires et personne ne sait vraiment si c'est arrivé ou non. Mais Morrison se conforte dans l'idée que plus la foule en demande, plus il entre dans la provocation, une sorte de défit permanent dont il ne peut dire l'aboutissement mais dont il sent l'inéluctable.

Malgré tout ce que l'on peut penser, malgré la drogue, l'alcool, malgré son incapacité à être totalement Jim Morrison avec quelqu'un, il avait la conscience des choses. C'est sans doute pour cela qu'il décidera de partir loin de ce star système avec Pamela Courson, sa compagne de toujours. Le 6° album des Doors paraît. Il rejoint Pamela, réduit sa consommation d'alcool, se consacre à sa poésie. Mais la mort le fauche à 38 ans. Officiellement il est mort d'une crise cardiaque, mais aucune autopsie ne sera réalisée, contribuant ainsi aux nombreuses légendes autours de cela.

Morrison rejoint le monde des étoiles filantes comme Rimbaud, James Dean, et d'autres morts trop tôt. Certains vont jusqu'à penser que Morrison a organisé sa propre mort, et qu'il vit toujours, anonymement.
Sa tombe, très simple, se trouve au Père Lachaise.

Je ne doute pas que Morrison fut un homme extrêmement intelligent et sensible, mais je pense aussi que sa mort brutale en pleine force de l'âge a beaucoup contribué à ce que l'on sait aujourd'hui de lui. Ce sont les gens qui créent les légendes, il ne faut pas l'oublier. Jamais.

Morrison est mort en 1971, je n'étais pas née, alors j'ai demandé par ci par là ... Morisson, les Doors ... oui, on connaît mais on n'écoutait pas. Aujourd'hui, Morisson, on connaît ou pas ... effet de mode, réel phénomène de société ? Pur génie, c'est certain !


Mais qui était réellement Jim Morrison ? Ma question reste entière.




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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 01:21






La grenouille entendit le pas de velours de la chatte ; s'ébroua à la surface de l'eau de manière sonore, et s'engouffra dans les profondeurs. La chatte dut alors se contenter de l'entre-apercevoir sous la surface de l'eau. Elle contourna le bassin humain, mais ne fit pas mouche et continua son chemin, la queue entre les jambes !


Parc Floral.
Orléans La Source.
12 octobre 08.


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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 00:54
Valérie Expert pose quelques questions à Michel Leeb, questions uniquement sur la tv, dans le télé 7 jours du 25 au 31 octobre 2008, avec Guillaume Depardieu en couverture.

"Votre dernière colère devant la tv ?
    - Très grosse colère devant la télé-réalité ! Je suis scandalisé. Je ne comprends pas que dans un pays comme la France, on montre à la télévision comment exclure quelqu'un d'un groupe. C'est ignoble. On humilie des gens pour un spectacle ! Je me demande si les dirigeants des chaînes mesurent véritablement le désastre de ce genre d'émission sur les participants ... "

Je n'avais pas pensé à cela. Je m'étais interrogée sur le voyeurisme qui entraînait un débauche de spectacle toujours un peu plus trash, calculateur, etc. Je l'avais évoqué dans mon article sur Acide Sulfurique d'Amélie Nothomb. J'avais aussi espéré, notamment pour un spectacle comme la star académy, que les "élèves" choississaient de sauver leur camarade pour des raisons artistiques et non affectives. Non je ne suis pas naïve ! Il m'arrive juste d'oublier que nous sommes des êtres remplis d'imperfectudes (oui je sais, on dit "imperfections" ... et moi, je dis imperfectudes, cela exprime mieux ma pensée).
Je n'avais jamais pensé que de demander à des personnes vivants dans un groupe, de choisir qui devait partir, était l'apprentissage d'exclure des gens d'un groupe. Non, cela ne m'était pas venu à l'esprit.

Pourquoi ? Parce que dans la vie, je pense que c'est une chose inée à l'humain, d'exclure des gens d'un groupe. Parce que l'humain ne peut s'empêcher de mettre une étiquette sur un autre humain. Parce que l'humain veut absolument que les autres humains entrent dans des cases.

Je dis MERCI Michel Leeb, car je n'avais vu ce genre d'émission que sur un premier niveau, le voyeurisme engendrant toujours plus d'excès. Aujourd'hui, je vois ces émissions comme une anti solidarité. Il ne doit en rester qu'un ... la question étant ... celui qui reste est-il le bon ?


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25 octobre 2008 6 25 /10 /octobre /2008 04:51
Qu'y-t-il de plus dur à définir que l'érotisme ? La frontière entre le pornographisme et l'érotisme est ténue. Bien souvent ce que certains considèrent comme de l'érotisme, d'autres considéreront cela comme du pornographisme. D'ailleurs, l'évocation même du sexe, des photographies de nus, des nus en général, sonnent dans certaines têtes comme pornographisme. Comment en est on arrivé là ? Comment la chose la plus naturelle du monde, l'union de deux êtres sexués est devenue quelque chose qui se passe loin des yeux et qui doit rester dans l'ordre de l'intime  ? Et pourtant, combien d'entre nous sont des voyeurs invétérés ...?

L'érotisme, au départ, c'est une affaire de voyeurisme  pour mieux devenir une histoire de sexe.




Le Musée de l'érotisme, c'est l'histoire de la sexualité de l'humanité. Pénétrez dans l'antre de Pigalle, laissez à la porte vos idées reçues, et découvrez la véritable histoire de notre sexualité. Ouvrez vos mirettes, regardez, et apprenez. Vous serez tour à tour fascinés, étonnés, dégoutés peut-être même, mais vous rirez aussi.

S'il vous plaît laissez vos idées reçues à la porte et savourez ...

Les photos présentées dans cet article ont été prises soit sur le site même du musée de l'érotisme ICI soit trouvées sur google image. Je n'ai prise aucune photo, car ce que j'aurais aimé saisir n'aurait pû avoir un joli rendu du fait des verres qui protègent. Qu'importe, cela m'a sans doute permis de me concentrer sur ce que je voyais et d'en profiter pleinement !


Vous franchirez la porte du Musée, à quelques pas du Moulin Rouge, et vous serez déjà plongés dans l'ambiance grâce aux vitrines, renfermant sculptures de nus, de sexe, de la vie en somme. N'y cherchez pas un culte du corps, vous vous seriez trompés de lieux, n'y cherchez pas non plus du sexe pur et dur, bien trash qui vous ferait salivez messieurs, ou vous dégouterait mesdames.

Après que avoir franchi le petit portillon, appréciez. Vous serez de suite dans l'ambiance par une représentation diverse et variée des sexes masculins et féminins, des phallus de bois, d'ivoire, des cons en gros plans. Continuez encore un peu, oui, ça y est, nous y sommes.

Nos idées derrière nous. Nos yeux à l'affut.



Regardez toutes ses estampes chinoises ou japonaises. Observez les miniatures en ivoire représentant des positions du kama Soutra. Souriez quand vous vous rendez comtpe que par un subtil jeu de miroir, une miniature tout à fait "correcte" cache sous sa robe des scènes coquines.

Lisez les explications sur l'évolution de l'histoire du sexe de l'humanité. Régalez vous des légendes, des citations. Apprenez.

Vous pencherez la tête, intrigué. Vous chercherez à comprendre les subtilités de telles ou telles positions. Vous froncerez les sourcils en découvrant que les détails ouvragés des oeuvres sculptées représentent tout autant de coquineries dont vous voudrez absolument trouver le secret.

Et puis, vous lirez qu'en Asie, des petits livres avaient été judicieusement conçus pour les jeunes mariés, afin que leur nuit de noces se passa la mieux possible.



L'enfant n'est pas exclu de l'apprentissage sexuel. Cela choque dans notre culture, mais vous pourrez voir sur des estampes japonaises, que le père et la mère accomplissent l'acte sexuel sous le regard de l'enfant ... l'apprentissage des choses de la vie. Oh mon Dieu, je vous entends déjà. Mais souvenez-vous du temps d'avant. Croyez vous que nos ancètres, oui ceux-la même, non, pas que nos ancètres les gaulois, mais nos ancètres de l'humanité, ceux là même qui ne connaissaient pas encore l'individualisme, la maison personnelle, la séparation des pièces, la chambre des parents etc ... souvenez vous ... du temps où tout le monde dormait dans la même pièce ... croyez vous que personne ne voyait ou n'entendait ceux qui se livraient aux jeux de la chair et du plaisir ? Non, je ne vous crois pas assez naïf pour penser que ... non ... je ne vous crois pas ainsi !

Vous verrez aussi que le sexe masculin est souvent représenté comme une chose dru, gigantesque, disproportionné par rapport à celui qui le porte, que les seins féminins peuvent eux aussi se montrer démesurés ... tout simplement parce qu'ils sont le signe de la fécondité et donc de la vie ...

Le sexe féminin est aussi représenté évidemment. C'est une chose qui ne me touche pas, mais alors pas du tout. Cela me laisse de marbre si j'ose dire. Ce qui ne m'a pas empêché d'en affronter les différentes représentations. Si je devais le définir ... un trou béant qui semble protéger par des bords légèrement relevés (style bord de tarte), dont on a l'impression à tout instant qu'ils pourraient se mettre à frémir. Et en écrivant cela, je me rends soudainement compte que ... mais le clitoris, où se trouvait-il sur ces représentations ???

J'ai apprécié les illustrations orientales et asiatiques, douces dans leurs représentations, mais à l'issue de cela, j'ai quand même eu l'impression que sexuellement la femme était soumise à l'homme, aux envies de celui-ci ...



Tout ceci, c'est ce que l'on appelle l'ART SACRé. Les objets et les symboles représentant la vénération de l'homme pour le miracle de la vie et l'acte sexuel. Depuis la nuit des temps, depuis la création de l'homme et de la femme, ces corps à corps aboutissant parfois à la vie sont sources de fascination. Et c'est en prenant la peine de se rendre dans ce musée, de donner à ces objets l'attention qui leur est dûe que nous pouvons aisément nous rendre compte que ... si les religions primitives pensaient que l'union sacrée de deux êtres étaient le lien naturel entre l'élément religieux et l'élément sexuel, l'équilibre même entre l'âme et le corps, il n'en va pas de même aujourd'hui. Nombres de religions considèrent le sexe comme la source de tous nos maux, alors que le pratiquer, permet l'évacuation des tensions, des envies, et symbolise l'expression même du désir pour l'autre.

Le Musée de l'érotisme comprend 7 étages, continuons donc nos découvertes en pénétrant dans le monde des maisons closes. Elles font aussi partie de l'histoire de la sexualité humaine. Je dirais que l'homme en pensant évoluer a souvent reculé sur de nombreux points. En faisant de la chose la plus naturelle au monde, une chose souvent obligatoire pour les femmes, la société a volé à la gente féminine le goût et du désir et du plaisir. Alors, certains hommes en manque d'affection, de satisfaction, d'inventivité ou autres, se sont tournés vers des "donneuses de plaisir". Les maisons closes n'existent plus, elles furent fermées en 1946, au lendemain de la guerre, mais la prostitution n'a pas pour autant pris fin ... Prenez connaissance de la traite des femmes sur l'Auzette à mes lèvres, ou encore dans Belle de Jour ou Petite.



Les maisons closes, c'est un monde à part. Des filles, toutes sortes de filles et une tenancière. Des hommes qui viennent faire leur choix, et moyennant finance, s'amusent avec la fille de leur désir durant un temps limité. Certains hommes ont des goûts sexuels particuliers. Les tenancières tiennent des carnets, et certaines filles sont spécialisées ...
On y apprend également que le lesbianisme était chose courante en maison close. Les filles s'ennuyaient en attendant le client, et faute d'occupation, elles s'occupaient entre elles, et sexuellement.



Des documents, des photos, des scènes miniatures représentatives, et si vous voulez savoir à quoi ressemblait un film coquin de l'époque, prenez place dans des fauteuils de velours rouge, en forme de bouche, et regardez ces belles de jours s'amuser avec des hommes aux sourires béants, et ce pendant que d'autres visiteurs s'arrêtent pour regarder un temps avec vous, ou passent leur chemin, parfois génés de devoir savourer en public, ou tout simplement parce que cela ne les intéresse pas ...



Oui 7 étages sur l'histoire du sexe, 7 étages ... 7° ciel ... continuez à progresser ... vous arriverez à l'art contemporaion et sa représentation du sexe. Des photos, des sculptures, des tableaux. Certains vous toucheront d'autres non. J'ai aimé certaines choses, et d'autres moins. Continuons cependant jusqu'à l'étage supérieur, celui de l'exposition temporaire. Derniers jours sur l'idée de l'érotisme au Japon de nos jours. J'ai détesté. Violent. A l'opposé de ma représentation de la sexualité qui pour moi doit etre un jeu de tendresse, de plaisir, de partage et si on a de la chance, d'amour. Mais sûrement pas quelque chose où l'on souffre, où l'on frappe, où l'on soumet l'autre dans l'humiliation, la frayeur etc. même si chacun voit midi à sa porte.

Mais redescendons pour entrer dans le monde de l'art populaire, situé au sous sol du Musée. Des couvertures du Charlie Hebdo, des esquisses, et des objets. Une femme nue étendue où se trouve en relief un fil de fer. Si vous prenez le manche et que vous glissez le long de ce fil sans le toucher, vous ferez gémir la belle.



La représentation populaire de la sexualité a une visée bien précise, désacraliser le sexe, en rire, s'en moquer pour le rendre moins effrayant. Car c'est bien là le problème. Notre société a entouré le sexe de tant de mystères et de non dit que certains en ont peur et d'autres le pratiquent sans saveur. Quel gachis !
Vous trouverez des objets farfelus qui vous feront sourire si ce n'est rire, des pipes dont le réservoir à tabac représent des scènes cocasses ...

Faites vous plaisir, aller à la rencontre de l'histoire de la sexualité humaine, apprenez que le sexe est la chose la plus naturelle du monde, que si vous désirez, que si vous avez envie, soyez en accord avec vous même, et accomplissez vous. Personne n'est oublié ! Hétéro, homo, lesbienne, hermaphrodytes, tout le monde a sa place dans l'histoire du sexe !



Cette descente dans le monde de l'art populaire nous ayant remis de nos "frayeurs" nippones, passons par la petite librairie avant de retrouver le monde de Pigalle, s'éveillant, grouillant de monde, tellement vivant ... où pendant que nous marchons libre dans nos têtes de ce que nous avons découvert, derrière des fenêtres, loin de nos regards, ou au détour d'un porche, dans un coin caché, des hommes et des femmes s'envoient en l'air, accomplissant la chose la plus naturelle du monde !






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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 01:28


Parc Floral d'Orléans La Source.
Dimanche 12 octobre 2008.

Température : 23°C.
Ciel : Bleu.
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 00:11



Souvenez-vous, je vous avais laissé ici, avec l'église Saint Saturnin à Meschers-sur-Gironde.

Le mercredi 17 septembre, après avoir visité le Port, et remonté le littoral, je fis une première pause aux grottes de Matata. Il faut savoir que Meschers comprend deux groupes de Grottes ou Habitats troglodytes que l'on peut visiter. Les Grottes de Matata qui appartiennent à la famille de Marie Guichard et qui sont privées, et les Grottes de Régulus, qui appartiennent à la municipalité. Pas de concurence entre les deux, la visite y est différente, mais les prix pratiqués sont identiques. Je dirais pour ma part, qu'elles se complètent dans les informations qu'elles diffusent.

Les Grottes de Matata se visitent avec un boitier que l'on porte à son oreille et qui raconte le lieu dans lequel nous nous trouvons.





Aux Grottes de Matata, il n'y a pas seulement une visite des grottes, et de l'écomusée, on peut y manger et y dormir. A vous de voir !!!


J'ai choisi la visite des Grottes. Suivez le guide !!!




Je ne dirais pas que les grottes existent depuis la nuit des temps, mais elles existent depuis que la mer s'est retirée ou que la terre est sortie de l'eau (je vous laisse le choix). C'est à ce moment-là, que les falaises de calcaire blanche du littoral de l'estuaire de la Gironde furent creusées par la mer, mais seulement à meschers-Sur-Gironde. Pourquoi ? Cela reste encore un mystère.

De nombreux fossiles constituent la décoration des parois des maisons troglodytes. Les coquillages sont légions, comme ce nautilus.




Les grottes ont toujours été habitées. De la préhistoire, parce qu'elles constituaient un habitat protégeant des animaux féroces, plus tard, par les sarasins qui marquèrent le lieu en construisant des silots pour conserver le sel, par les habitants de la côté voulant se préserver des Vikings, par les pirates et naufrageurs, par les protestants voulant pratiquer leur religion sereinement, puis par des habitants plus pauvres comme Marie Guichard.

Les cavités communiquent entre elles, et se trouvent sur deux étages à Matata. On trouve même un escalier interne. Les habitants se protégeaient du vent marin en calfeutrant les ouvertures avec ce qu'ils pouvaient.




Marie Guichard, quand les bourgeois de Bordeaux commencèrent à se rendre vers Royan pour les bains de mer, en passant par Meschers, eut l'idée de se faire photographier dans ses grottes et d'en faire des cartes postales qu'elle se mit à vendre. Figure incontournable de la région et des grottes, elle se servit de ce tourisme balnéaire pour s'enrichir, et refusa toujours de vendre ses grottes. Vous verrez des photos de Marie Guichard dans l'article sur les Grottes de Régulus.



Le tourisme permit donc aux habitants de maisons troglodytes d'améliorer leur quotidien. Et l'on vit s'installer dans les grottes, des guinguettes, hôtel et restaurant, que les bourgeois de Bordeaux aimaient à venir profiter une nuit et une journée avant de se rendre à Royan. Il faut dire que la vue imprenable sur l'estuaire, la température agréable des grottes, la luminosité et le micro climat du aux terrasses avaient de quoi être attrayant pour la population en mal de sensations nouvelles.




Mais passons maintenant à la légende de Matata qui révèle l'origine de l'appellation des Grottes.



Nous sommes au XVI° sc. Charlotte de Trémoille est alors l'épouse de Henri de Condé, propriétaire du château Bardon de Meschers-sur-Gironde. Elle a 19 ans et ,à son service, un jeune page de 16 ans, nommé Permilhac de Belcastel.
Charlotte se rend souvent en compagnie de Permilhac au château Bardon, et quand en 1588, Henri de Condé est assassiné par empoisonnement. C'est naturellement elle qui est accusée et condamnée à 6 ans de prison. Permilhac, lui-même soupçonné de complicité, doit fuir et trouve refuge dans les grottes de Meschers. Il s'habille alors en misérable et vit en reclus. Un homme lui rend visite et lui demande son nom. Permilhac répond : Matuta Matutina. L'autre comprend Matata, et les grottes où vit Permilhac deviennent celle de Matata.
Mais les habitants se méfient de lui, et le jour où il ne se rend pas à l'inauguration de l'église du village, ceux-ci décident qu'ils fricotent avec le diable. Un soir, ils lui tendent un piège, le lapide et l'emmurent dans les falaises. Quand Charlotte sera libérée de prison, elle se rendra aux grottes et apprendra la tragédie. Car, sur la photo ci-dessus, la cavité dite des amoureux est accessible par un escalier intérieur, qui menait au lieu même de leur rendez vous d'amour.


Pour en savoir plus sur les Grottes de Matata, si vous voulez y séjourner ou autre ... rendez vous sur leur site.




A venir : les Grottes de Regulus.










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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 00:39




Parc Floral.
Orléans la Source.
12 octobre 2008.



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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 02:32

"Les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes toutes celles qu'il leur plut. Et le Seigneur dit : "Mon esprit ne demeurera pas toujours dans l'homme, car l'homme n'est que chair et sa vie ne sera que de cent vingt ans. Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, et même après, quand les fils de Dieu s'unissaient aux filles des hommes, et qu'elles leur donnaient des enfants, ce sont les héros du temps jadis, ces hommes fameux."
Ursula était émue par cela comme un appel lointain. En ces temps-là, les fils de Dieu ne l'auraient-ils pas trouvée belle et n'aurait-elle pas été prise pour femme par un des fils de Dieu ? C'était un rêve qui l'effrayait, car elle ne pouvait le comprendre.
Qui étaient les fils de Dieu ? Jésus n'était-il pas le seul Fils né de Lui ? Adam n'était-il pas le seul homme créé par Dieu ? Cependant, il y avait eu des hommes qui n'avaient pas été engendrés par Adam. Qui étaient-ils et d'où venaient-ils ? Eux aussi devaient descendre de Dieu. Dieu avait-il une nombreuse progéniture en dehors d'Adam et en dehors de Jésus, des enfants dont les enfants d'Adam ne pouvaient reconnaître l'origine ? Et peut-être que ces enfants-là n'avaient connu ni l'expulsion ni l'ignominie de la chute.
Ceux-ci étaient venus librement vers les filles des hommes et, voyant qu'elles étaient belles, les avaient prises pour femme, de sorte que les femmes avaient conçu et mis au monde des hommes fameux. Voilà une réelle destinée. Ursula évoluait dans les temps essentiels, où les fils de Dieu étaient venus vers les filles des hommes.
Aucune légende ne pouvait détruire, en comparaison, sa passion de la connaissance. Zeus s'était transformé en taureau ou en homme, afin de pouvoir aimer une mortelle. Il avait engendré en elle un géant, un héros.
Très bien, c'était vrai en Grèce. Quant à elle, elle n'était pas grecque. Ni Zeus, ni Pan, ni aucun de ces dieux, ni même Bacchus ou Appolon ne pouvaient s'approcher d'elle. Mais les fils de Dieu qui avaient pris pour femmes les filles des hommes, ceux-là devaient la prendre pour femme.
Elle garda l'espoir secret, l'aspiration. Elle vivait une vie double : celle où les faits quotidiens, innombrables, contenaient tout, et celle où les faits quotidiens cédaient la place à l'éternelle vérité. Elle désirait si complètement que les fils de Dieu vinssent vers les filles des hommes ! Et elle croyait davantage à son désir et à sa réalisation qu'aux faits évidents de l'existence. Le fait qu'un homme était un homme n'impliquait pas qu'il descende d'Adam, n'excluait pas qu'il pût être aussi un de ces inexplicables fils de Dieu, dont on ignorait l'histoire. Jusqu'à présent, ses idées étaient confuses, mais non démenties."



Femmes amoureuses, tome I "L'Arc-en-Ciel", de D.H. Lawrence.
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 00:05


Le téléfilm :

J'ai bien retrouvé dans ce téléfilm Le journal d'Anne FranK. J'ai donc apprécié de le regarder. J'y ai retrouvé cette Anne qui refuse d'être oubliée, qui a tant besoin de sentir la vie entre elle. J'y ai retrouvé la relation particulièrement mauvaise avec sa mère, et l'adoration qu'elle vouait à son père. Bien sûr, comme dans toute adaptation, il faut faire des choix, mais, dans l'ensemble, l'essentiel est dit.
Et puis, un peu plus, je trouve. J'y ai aussi retrouvé l'Anne que décrit Melissa Muller dans La vie d'Anne Frank.

Le documentaire : Anne Frank, l'après-journal.

Un documentaire de Christophe Weber et Laurent Portes. Il dure environ une heure et aborde des questions qui fachent, comme la remise en cause de l'existence même d'Anne FranK. Quand la guerre fut terminée que Otto FranK est retourné à Amsterdam, espérant retrouver ses filles (il avait appris le décès d'Edith), il n'a retrouvé que ceux qui les avaient aidé, eux, avaient échappé au pire. C'est à ce moment que Miep lui a donné le journal d'Anne et qu'il a tout fait pour qu'il soit édité, pour réaliser le rêve de sa petit Anne.

Cela n'a pas été sans peine. Simone Veil, elle aussi déportée de Auschwitz, expliquait qu'effectivement, les survivants ne parlaient pas de ce qui était arrivé, parce que ceux qui n'avaient pas connu l'horreur des camps vivaient mal d'avoir perdu, là-bas, les leurs, et que l'on avait finalement pas envie de remuer cette horreur. Mais c'était sans penser à ceux qui étaient revenus, à ceux qui auraient voulu dire, qui auraient sans doute voulu sortir cela d'eux-mêmes.
La parution du journal ne fut pas sans peine ... il a fallu le censurer, car les émois sexuels de la jeune fille ne "cadraient" pas avec la société de l'époque. Et puis Otto a aussi censuré lui-même sa fille, sur les propos qu'elle tient sur sa mère, en changeant les noms des personnes ayant vécu à l'annexe.

Il faudra bien des années pour que le journal soit publié dans sa forme véritable. A ce jour, c'est le journal le plus lu au monde.

Plusieurs personnes remettent en cause la véracité du journal d'Anne FranK. D'abord, les pro nazis pour qui Anne Frank n'est qu'une invention pure et simple pour accabler le régime hitlerien. Pas D'Anne, pas de journal, pas de camp, rien, rien n'a existé.
Ce n'est pas Otto qui prouva que sa fille a bel et bien existé. C'est un chasseur de nazi qui cherchera le ss qui avait arrêté les gens de l'annexe. Celui-ci confirmant qu'il a bien arrêté Anne et les autres habitants de l'annexe, l'existance d'Anne ne peut plus être niée.
Ensuite, comme c'est Miep Gies qui a remis le journal d'Anne à Otto, et non Otto qui l'a sorti d'un chapeau magique, on ne peut que s'incliner.

Le journal a subi des expertises et a été déclaré de la main d'Anne FranK.

Les légendes font vivre et perdurer les mystères ... rappelons nous de Anastacia, et plus proche de nous, du fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. Les fantasmes sur l'histoire, cela a toujours existé ... et quelque part, ça fait vendre.

Une autre personne est remise en cause dans cette histoire, il s'agit de Otto Frank. Etait-il à l'image de l'homme que dépeint Anne ? Il semblerait qu'à ce jour, les historiens aient une idée sur la personne qui ait dénoncé les gens de l'annexe. Il s'agirait d'une connaissance d'Otto. Profondément anti-sémite. Mais pourquoi Otto, dont la femme, les deux filles sont mortes dans des camps de concentration a-t-il pu "protéger" l'homme qui les a surement dénoncé. C'est l'attitude même de Otto qui gène les historiens. Il semble ne pas vouloir savoir. En fait, documents à l'appui, je dirais qu'il n'a pas envie que l'on sache certaines choses. Il a refusé de livrer le nom du SS qui les a arrêté. Trop de mystères.

Je suis perplexe sur l'image du père, trop lisse, Otto Frank.

Je choisis de ne pas remettre en cause le Journal d'Anne, en ayant conscience qu'il a été probablement remanié, même si j'ai lu la dernière version parue. Il reste un témoignage important, au-delà de l'histoire.




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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 00:24


Ce livre écrit par Stanilas Klossowski de Rola, fils aîné de Balthus, rend hommage au maître, au "King of Cats". Il aurait été aisé de faire une simple exposition sur les chats, tant d'artistes leur rendent hommage, tant de gens sont fascinés par cet animal déroutant.

Reyers

Le Mystère des Chats a deux fils conducteurs, les chats bien sûr et Balthus ensuite. De la première représentation du chat avec la Déesse Bastet, douce et clémente, aux objets de porcelaine, croquis, toiles, planches.

Setsuko

Puis s'en vient des citations, des poèmes et surtout un texte écrit de la main de Stanislas Klossowski de Rola retraçant l'histoire du chat à travers les pays. De la Bible qui nia l'animal tant adoré par les égyptiens, de la Chine dont on dit que dans le regard du chat se lit l'heure, du Japon qui le découvrit sur le tard, et décida qu'il était un animal de bon augure. Et que dire des pays occidentaux qui en firent l'animal du diable, le fidèle compagnon des sorcières que l'on aimait à brûler.

Reyers


Le chat, c'est l'approche du fauve ... dira Balthus. Et pour cause, qui a pris la peine de s'asseoir pour observer la démarche du chat saura y voir une danse sensuelle. Le chat, c'est aussi des histoires érotiques, des expressions comme 'la chatte' pour désigner le sexe de la femme, ou bien "faire minette" pour l'amant qui de ses lèvres et de sa langue saura honorer le con de sa belle.

Steinlen


Le chat, c'est aussi une incroyable aventure "humaine" suis je tentée de dire. "Une relation incertaine, fantasque et fugace qui est l'apanage des chats et symbolise en quelque sorte l'imprévisible liberté totale de leur amour qui rend d'autant plus précieuses les liaisons affectives que l'on peut avoir avec eux." dira Balthus.



Mitsou. Balthus





Mais qui connaît les chats sait aussi que leur douceur n'a d'égal que le vertige de leurs rares colères.

Mitsou. Balthus.


Le chat reste l'emblême parfait du feu secret, de ce dynamisme cosmique qui est cette force forte de toute force.

Balthus.



Balthus commencera à signer "King of Cats" à partir de 1935. Il faut savoir qu'à l'origine de ce surnom qu'il s'octroie se trouve une légende. Alors que se déroule les funérailles du roi des chats, une dizaine de chats suit le cortège quand soudain, un chat endormi s'exclame : Si le roi est mort, c'est alors moi qui suis le roi ! Et sur ses paroles, le chat disparaît avec fracas.

Balthus


Setsuko.



Merci à Jean Yves de m'avoir offert ce livre.

J'ai photographié le livre ... et cela m'a permis d'illustrer cet article. Je terminerais ce dernier par la complainte du Chat.

La complainte du Chat

Digne représentant de la race féline,
J'ai en moi toutes les grâces calines.
Mi vil, mi esclave ! On ne saurait me dompter,
Car comme elle je suis épris de liberté.

Comme les grands félins, j'ai en moi
La grâce, la pudeur, la fierté et l'émoi.
Bien que parfois enclin aux caresses malignes,
Sache, Ô mon maître ! que complaisance m'indigne.

Tu scruteras en vain la profondeur de mes yeux,
Il ne sauront trahir, ils sont trop mystérieux.
Pourtant si tu sais me choper d'une amitié vraie,
Sache que jamais, jamais je ne t'abandonnerai.


                                                A mon maître
.







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Mon Grenier