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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 06:54

miroirdel--me.jpgUn ami c'est celui qui, sans cesse, nous fait l'honneur de nous supposer toutes les vertus et qui sait les apprécier en nous.

Il n'attend rien en retour, si ce n'est qu'on accepte, sans la diminuer, cette glorification de lui.

Ils chérissent leurs projets réciproques, ils aiment les rêves de l'autre.

 

Mais cette gentillesse, si prisée ailleurs, ne peut en aucun cas être l'essence de cette relation, car il ne peut être de pire affront pour un ami qu'une bonne volonté consciencieuse ou qu'une gentillesse qui ne soit pas parfaitement naturelle.

 

L'amitié n'est pas une forme de relation qui va de soi, c'est un miracle qui a besoin constamment de preuves, c'est un exercice de la plus pure imagination et d'une confiance tout-à-fait rare.

 

Nous n'attendons pas de nos amis qu'ils nous fournissent nourriture ou vêtements - nos voisins sont assez bons pour s'en charger - mais qu'ils apportent un influx vital à notre esprit.

 

Le langage de l'amitié, ce ne sont pas les mots mais les pensées. C'est une forme d'intelligence qui va bien au-delà du langage.

 

 

Henry David Thoreau.

 

Célébration de l'Amitié, Helen Exley.

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 07:16

 

iris(sauterelle)

 

 

Jardin des Iris. Parc Floral d'Orléans La Source. (45).

Mai 2010.

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 06:44

 

rogerdevillerouge

 

 

Le livre :

 

Roger et son cousin décident de ne pas assister aux vendanges du domaine de Villerouge, vers Narbonnes, et préfèrent aller voir la mer. Raymond de Villerouge, père de Roger les y autorise, en leur recommandant de faire attention. Roger laisse à Villerouge, Eleonore, sa cousine, dont il est amoureux. Les deux jeunes garçons, ivres de leur liberté, rencontrent une vieille femme qui leur jette un sort. Roger et Arnaud profitent de la plage, mais surviennent des corsaires barbaresques. Roger est enlevé, Arnaud tué. Le jeune homme va vivre d'incroyables aventures, avec une seule chose en tête, retrouver Eléonore.

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

Roman pour la jeunesse, Roger de Villerouge associe l'histoire du Moyen-Âge, ces aventures, ces tragédies et ces coutûmes. Roman d'apprentissage, où le jeune occitan découvre un monde méditerranéen dont il ignore tout. Confrontations à d'autres façons de vivre, d'autres saveurs, d'autres codes, Roger prend plaisir dans cette nouvelle vie, même s'il n'oublie pas Eléonore, la seule femme dans son coeur.

On retrouve, de manière simplifiée, la chevalerie et le romanesque de Chrétien de Troyes. Un petit roman à mettre dans les mains de tous les jeunes lecteurs.

 


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 07:57

 

 

Si tu aimes les soirs de pluie, mon enfant, mon enfant, les ruelles de l'Italie et les passants

L'éternelle litanie des feuilles mortes dans le vent qui poussent un dernier cri, crie, mon enfant

Si tu aimes les éclaircies, mon enfant, mon enfant, prendre un bain de minuit dans le grand océan

Si tu aimes la mauvaise vie, ton reflet dans l'étang

Si tu veux tes amis près de toi tout le temps

Si tu pries quand la nuit tombe, mon enfant, mon enfant

Si tu ne fleuris pas les tombes mais chéris les absents

Si tu as peur de la bombe et du ciel trop grand

Si tu parles à ton ombre de temps en temps

Si tu aimes la marée basse, mon enfant, mon enfant,

Le soleil sur la terrasse et la lune sous l'auvent

Si l'on perd souvent ta trace dès qu'arrive le printemps

Si ta vie te dépasse, passe, mon enfant

 

Ca n'est pas ta faute, c'est ton héritage

Et ce sera pire encore quand tu auras mon âge

Ca n'est pas ta faute, c'est ta chair ton sang

Il va falloir faire avec

Ou, plutôt sans

 

Si tu oublies les prénoms, les adresses et les âges, mais presque jamais le son d'une visage

Si tu aimes ce qui est bon, si tu vois des mirages si tu préfères Paris quand vient l'orage

Si tu aimes les goûts amers et les hivers tout blancs

Si tu aimes les derniers verres et les mystères troublants

Si tu aimes sentir la terre et jaillir le volcan

Si tu as peur du vide, vide, mon enfant

 

Ca n'est pas ta faute, c'est ton héritage

Et ce sera pire encore quand tu auras mon âge

Ca n'est pas ta faute, c'est ta chair ton sang

Il va falloir faire avec

Ou, plutôt sans

 

Si tu aimes parti avant, mon enfant, mon enfant,

Avant que l'autre s'éveille, avant qu'il te laisse en plan,

Si tu as peur du sommeil, et que passe le temps

Si tu aimes l'automne vermeil, merveille, rouge sang

Si tu as peur de la foule, mais supporte les gens

Si tes idéaux s'écroulent le soir de tes vingt ans et si tout se déroule jamais comme dans tes plans

Si tu n'es qu'une pierre qui roule, roule, mon enfant,

 

Ca n'est pas ta faute, c'est ton héritage

Et ce sera pire encore, quand tu auras mon âge

Ca n'est pas ta faute, c'est ta chair ton sang

Il va falloir faire avec

Ou, plutôt sans ...

 

 

 

 

Ton héritage, album "La Superbe". Benjamin Biolay.

 

 

 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 18:08

 

parc-floral-2010

 

 

floral-parc-2010

 

Parc Floral, Orléans La Source.

Dimanche de Pentecôte.

Mai 2010.

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 17:29

 

casemensonge

 

 

 

Le livre :

 

Martinique, quartier de Roucou. Djinala vit ici depuis sa naissance, avec sa mère, sa soeur aînée et son frère. Elle ne comprend pas que sa mère lui ait trouvé ce prénom qui semble rien vouloir dire. Elle a 13 ans, ne se trouve pas jolie, et écoute sa mère lui raconter qu'elles iront vivre dans un bel appartement, dans un autre quartier, loin du bidonville à quelques mètres de la plage, où seuls les touristes perdus attérissent là. Mais être sur la liste de ceux qui bénéficieront d'un appartement n'est pas gagné, Djinala le sait, et elle ne place pas tout son espoir dans ce départ.

 

 

 

Ce que j'en ai pensé :

 

C'est avec simplicité que Gisèle Pineau aborde la question des départements d'Outre-Mer, comme la Martinique. Elle y évoque l'extrême pauvreté d'une partie de la population, qui, souvent, se trouve manipulée par les politiques à la recherche de voix électorales.

Pour les habitants du quartier de Roucou, obtenir un appartement dans les nouveaux immeubles, c'est une priorité, l'assurance d'une vie meilleure, plus confortable, et surtout loin des aléas de la météo. Dans le bidonville, la société de consommation ne peut avoir court, alors que l'obtention d'un nouveau logement, salubre, est la porte ouverte sur ce mode de vie prisé par les touristes.


Chacun y va de sa combine pour obtenir que son nom soit sur la liste des premiers habitants sélectionnés pour un appartement. La corruption est là, l'amitié ne compte plus.

Djinala sait combien son quartier est un lieu d'errance humaine, que si le carnaval est le moyen de réunir une fois l'an les habitants pour souder leur fierté, cela ne dure que le temps des festivités. L'individualité est ce qui permet de se sortir de ce bidonville, au point d'en oublier les amitiés profondes, à remuer des affaires enterrées, à faire sortir des cadavres du placard.

 

A travers ce roman de littérature pour jeunesse, l'auteur traite non seulement de la difficulté de vivre dans un milieu hostile, mais aussi de l'amitié, et des coups de canifs que l'on met dans ce "contrat" par jalousie, par colère, sans souvent, se rendre compte de notre propre bêtise.

 

Djinala et sa mère obtiennent le logement, mais l'une comme l'autre savent que cela va attiser les envies, elles se taisent et se gardent bien de montrer leur joie de partir. Cependant, tout se sait dans ce genre de milieu clos. Les langues vont bon train et finissent par dénoncer des procédures illégales, sans toutefois avoir la preuve de ce qu'elles avancent.

 

Les langues se délient, crachent leur fiel, se sentent injustement méprisées par les pouvoirs en place, par les politiques dont la bouche est remplie de promesses qui sont autant de vent. Devant l'impuissance de leur situation, ces langues lâchent des secrets de famille, trahissent des amitiés.

 

 

Un joli roman sur la vie en communauté, avec ses travers, et ses joies aussi.

 

 


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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 11:49

 

bordduloiret

 

Bords du Loiret.

Olivet.

Mai 2010.

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 06:34

 

portraitdefamille

 

 

Bords du Loiret.

Olivet.

Mai 2010.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 07:04

 

vacances-mer-les-bains

 

 

Mer-les-Bains.
Juillet 2009.

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 07:39

 

 

écrit-toulouse-jacobins

 

 

Couvent des Jacobins.

Toulouse. Février 2010.

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