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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 14:30

actuExpo10


Cette exposition mêle les photographies de Malik Nejmi, et les polaroïds de jeunes Lao, sur leur retour dans le pays de leurs racines.

Dans un lieu d'exposition particulièrement agréable, un concept dépouillé mais savamment orchestré, ce rendez-vous avec une jeunesse qui se cherche est particulièrement intéressant.

Nous avons aimé les photos ; la pudeur qui s'en échappe, l'émotion aussi, et le contraste entre deux cultures, la culture Lao, et notre culture occidentale.

Chaque série de photos est accompagnée d'un commentaire succint, le principal est dit.

Les jeunes Lao, comme beaucoup de jeunes issus de l'imigration sont confrontés à une double culture ; celle de leurs parents et celle du pays dans lequel ils sont nés, dans lequel ils vivent, dans lequel ils se construisent. Mais comment se construire quand deux cultures s'opposent dans ses valeurs ?

Ces jeunes, parrainés par le Secours Populaire, ont pu partir dans ce pays dont ils avaient les mots mais pas les images. Voyage initiatique et spirituel qui, s'il ne leur a pas donné toutes les réponses qu'ils attendaient, leur a sans aucun doute donné la fierté de leurs racines, mais aussi la conscience de la richesse d'une double culture. 


L'exposition dure jusqu'au 25 avril 2010.

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 08:18

luynessouslaneige2010

Château de Luynes.
A côté de Tours.
Février 2010.

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 07:03
miroirdel--me.jpg   "Sais-tu ce qui fait la noblesse du Comte Mosca dans ce livre ? dit-elle tout à trac, en agitant devant ses yeux le volume qu'elle lisait et relisait depuis son arrivée. N'importe quel quinquagénaire français ou américain dans sa situation se dirait : "Ma maîtresse préfère ce jeune niais ? Cela veut dire qu'elle est une garce.' Or Mosca, lui, se dit : "Comment pourrait-elle ne pas préférer ce beau jeune homme à ma vieille peau ?" Il prête à la Sanseverina toutes les libertés et les choix esthétiques que les hommes refusent encore aux femmes. Les hommes, vois-tu, finalement croient les femmes, enfin ils les veulent, les femmes, plus fascinées par l'argent et le pouvoir que par la beauté masculine ; c'est-à-dire qu'au fond ils en font des putains ; puisqu'ils les rendent achetables puis gardables par l'argent. Ils ne les nomment putains que quand elles n'agissent plus comme telles, quand elles abandonnent la sécurité et le luxe pour suivre leurs goûts naturels, quand à leur argent elles préfèrent un beau jeune homme. Mosca, lui, ne croit pas un instant que sa situation vaille les joues et la bouche neuve de Fabrice. Il les juge bien plus puissantes aux yeux de la Sanseverina, que pourtant il estime comme il n'a jamais estimé un homme ! D'ailleurs, je vais te dire : Stendhal n'aime que Mosca. Fabrice del Dongo l'exaspère !"


Un Sang d'Aquarelle, Françoise Sagan.


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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 06:46

augrandgalop

Chartres.
Février 2010.
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 07:12


rose-bleu

bleu-rose


Toulouse.
Dernier week-end de février 2010.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 07:43


DSC02339



Plage des Vergnes.
Meschers-sur-Gironde.
Septembre 2008.
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 06:37


DSC01686



Meschers-sur-Gironde.
Septembre 2008.

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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 11:28

etoile jaune



Le livre :

7 juin 1942, Françoise Siefridt décide de porter l'étoile jaune imposée aux juifs. Elle ne change que la nomination "juive" pour "papou". Avec une de ses amies de classe préparatoire, Françoise tient à protester contre cette mesure visant à humilier les juifs, en les isolant de la population. Arrêtée par un policier flanqué d'un civil, la jeune fille va d'abord rester en garde à vue avant d'être transférée au camp des "Tourelles" pour terminer son "emprisonnement" au camp de Drancy. Elle va tenir un journal dans lequel elle rapporte les faits sans s'attarder sur des sentiments personnels.

Ce que j'en ai pensé :

La période troublée de la Seconde Guerre Mondiale, fut propice à la tenue de nombreux journaux. Le plus célèbre d'entre eux est incontestablement celui d'Anne Frank. Celui de Françoise Siefridt apporte un témoignage différent. Il relate l'acte d'une jeune fille chrétienne qui désapprouvait que l'on puisse rejeter un autre humain du fait d'une religion différente. Le journal de la jeune fille est intéressant parce qu'il relate des faits. On se demande pourquoi celle-ci ne va pas plus loin en livrant son sentiment, ses impressions. L'explication viendrait du fait que son journal pouvait être saisi à tout moment et se retourner contre elle. Elle se contente donc d'y livrer ce qu'elle fait durant sa détention, ce qu'elle voit, entend.

J'ai trouvé que la préface de Jacques Duquesne, ainsi que la postface de Cédric Gruat et les annexes, enrichissent le journal de Françoise. J. Duquesne permettant de replacer les choses dans leur contexte, en rendant à l'Etat français sa réelle participation et donc responsabilité dans les déportations juives, et C. Gruat d'analyser le journal pour  en montrer son intérêt.

Il ne s'agit plus aujourd'hui de décider qui est coupable, de crier à la monstruosité, nous n'avons plus besoin de cela. Les faits sont là, nous les connaissons. Il s'agit plutôt de rendre à César ce qui est à César. Les nazis ne sont pas les uniques responsables de la déportation juive. Le problème de la question juive, de la recherche d'un bouc-émissaire, qui serait responsable de tous les maux n'est pas nouveau. La preuve, l'affaire Dreyffus, et l'ombre d'Hitler ne planait pas encore ... La preuve, nous sommes en 2010 et les personnes persécutées durant ces années sombres le restent de manière plus sournoise.

Que nous apporte de plus ce journal ? Le témoignage d'une chrétienne pratiquante, qui a la foi dans son Dieu. Elle agit en son âme et conscience, "aime ton prochain comme toi-même", peu importe sa religion, sa couleur de peau, il a les mêmes droits que toi, il est comme toi, et à la fois différent.

La résistance n'est pas seulement dans des actes spectaculaires qui vont marquer les esprits dans la durée, c'est aussi un travail de longue haleine, quelque chose qui se fait en souterrain, souvent dans des actes anodins, pas visibles à l'oeil nu. Ce qui ne se voit pas existe, ce qui n'est pas dit existe pourtant aussi. Ces héros méconnus, sans soif de reconnaissance, qui ont résisté à leur manière pour défendre leur conviction de l'humanité.


Citations :

  (Préface)
  - On dénonce pêle-mêle le régime des partis, les congés payés, la mode féminine, la démocratie, les mauvais films et l'absence de religion. La France, écrivent les journaux et répètent les discours, "a mérité la défaite". Nombre de notables, dont on n'avait pas remarqué auparavant la ferveur religieuse, s'en vont prêchant que "la France est punie parce qu'elle a pêché".

  - Pierre Laval, dans un texte adressé aux ambassadeurs français en poste dans divers pays, souligne qu'il est "étranger à toute arrière-pensée doctrinale" et inspiré uniquement d'un "souci de prophylaxie nationale". Il ne s'agit, précise-t-il, que de "libérer notre sol de la présence d'immigrés qui se sont introduits en trop grand nombre chez nous au cours de ces dernières années.

  - "Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine, qui impose des devoirs et reconnaît des droits [...] Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et ces mères de famille. Ils font partie du genre humain : ils sont nos frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier.

  (Le Journal de Françoise Siefridt)
  - Cela me frappe. Paulette et moi sommes des étudiantes. Les agents sont polis avec nous, et même courtois. Mais ce pauvre homme, c'est un chanteur des rues, alors ils le tutoient et lui parlent comme à un chien.

  - Les "politiques" méprisent les Juives qui sont arrêtées pour des bagatelles, tandis qu'elles, ce sont des terroristes, des militantes, des convaincues.

  - A midi, le groupe des internés juives, droit commun, amies des juifs, qui augmente sans cesse, a voulu empiéter sur le domaine des "politiques", qui sont au large, en leur prenant une table au réfectoire. Avec un parfait esprit de classe et une décision inébranlable, les "politiques" ont repris de force leur tables. Et nous, nous nous sommes tassées encore un peu plus, sans même leur opposer de résistance.

  - Déborah veut m'apprendre à critiquer, tout en respectant celui qui a un idéal, quel qu'il soit.

  - [...] (un juif et sa femme) attendent la chute d'Hitler afin de pouvoir retourner dans une Allemagne qu'au fond ils aiment. L'Alsace-Lorraine sera alors pour la France, me déclarent-ils, sans que je leur en aie parlé.

  (Posface)
  - Les faits confirment ces prévisions. Dès le 6 juin, deux premières étoilés - Alice Courouble et Lazare Villeneuve - sont interpellés dans les rues de Paris. Mais c'est le 7 que les arrestations se multiplient : seize non-juifs, jeune pour la plupart, sont arrêtés dans la capitale. Au total, ce sont trente-cinq personnes qui seront appréhendés par les forces de la répression à Paris entre le 6 et le 10 juin 1942 pur port d'une étoile détournée ou "fantaisiste".

  - Françoise Siefridt s'érige malgré elle au rang de témoin tristement "privilégiée" de l'internement et de la déportation des Juifs au cours de l'été 1942.

  - Dès la fin de 1941, le général Otto von Stülpnagel, qui commandait les forces allemandes en France, proposa au gouvernement de Vichy le port de l'étoile pour les Juifs. L'amiral Darlan, qui en était alors le chef, refusa, soulignant que d'autres mesures plus efficaces avaient déjà été prises par Vichy pour écartes les Juifs des emplois publics et des postes de commande [...]

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 15:35

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Le livre :

Nous sommes sur une île, où la vie s'organise autour des hommes et des animaux. Les animaux ayant le même statut que les hommes. Le conseil de l'île a décidé d'engager un chasseur, pour tuer l'ours.


Ce que j'en ai pensé :

Avoir transposé le monde des animaux sur celui des hommes, dans leur manière de penser, tout en y incorporant les hommes, c'est très judicieux. Les animaux et les hommes vivent en bonne intelligence. Mais ce sont les animaux qui apparaissent ici, comme ceux qui font la société. Le lapin, qui semble être une sorte de "maire", a fait venir un chasseur sur l'île. Le but : tuer l'ours.

L'ours a une vie sociale à son niveau. Il se rend à la taverne, boit son breuvage à base de miel, à sa maison, seulement il disparaît des jours durant, logique vu qu'il hiberne. Seulement l'ours n'est pas né sur l'île, il s'est enfui de sa propre île. Il avait commis une faute, et avait choisi de fuir. C'est ainsi qu'il a attéri ici.

Seulement les habitants ont peur, ils ne le connaissent pas, ils ne savent pas quel est son délit, ils ignorent où l'ours disparaît. Alors, a-t-il été décidé de le juger, et de le condamner ...

Mais quel est réellement le crime de l'ours ? Son statut d'étranger qui le rend immédiatement suspect, et donc forcément coupable.

Le procès de l'ours est très intéressant. Il montre bien de quelle manière l'opinion publique est malléable, manipulable, et surtout changeant, en fonction des plaidoieries, des doutes que l'on insinue dans l'esprit des gens, mais aussi de la manière dont on sait s'exprimer. C'est bien connu, les grands avocats auraient sans doute fait de très bons comédiens.


J'ai aussi aimé la relation qu'il s'établit entre l'ours et le chasseur. Cela aurait pu être entre le "jugé" et le "boureau".
Le chasseur est le seul à prendre la peine de s'intéresser à l'ours, à l'accepter comme il est. Il se lie entre l'homme et l'animal, une relation unique. Chacun acceptant la différence de l'autre, et comprenant la situation de l'autre.
Le chasseur n'étant pas "chasseur" par vocation, mais par "hérédité", il se sent aussi seul que l'ours, incompris aussi.

Un joli conte sur les relations, où humains et animaux ont chacun un comportement que l'on dit "humain". Et parfois ce comportement n'a rien de bien flateur ... L'inconnu, l'étranger, les gens différents feraient sans doute très vite moins peur, si l'on prenait la peine d'aller vers eux, d'ouvrir le dialogue, la relation, pour réduire le gouffre qu'il y a entre eux et nous.


Citations :

- Monsieur le juge, fit-il (Bouton d'Anjou) en s'adressant à Legrand (le lapin), membres de la Commission, chers auditeurs. Que nous n'ayons pu trouver aucun témoin à charge et, par conséquent, n'ayons pas dû produire de témoin à décharge devant le parquet ne me rassure en aucune manière. Imaginez la situation : sur cette île arrive un ours étranger. Qui s'installe ici. Disparaît chaque année durant quelques mois. De la mer nous parviennent des rumeurs, selon lesquelles il aurait cassé en deux un violon précieux, et même un quidam dans la foulée. Enfin - accusation la plus grave à mon avis - il aurait molesté un représentant de l'autorité. C'est entendu, il s'agissait d'un fonctionnaire subalterne, individu contrariant qui prenait sans doute un peu trop à la lettre le remplissage des formulaires, mais à mes yeux le délit est particulièrement sérieux. Que le suspect désigne sous le nom d'amis les témoins absents à la barre indique par ailleurs l'existence d'un complot dont l'étendue, hélas, nous échappe encore. Pour conclure, le rapport psychologique ... Je ne saurais trop insister, monsieur le juge ... [...] Je ne saurais trop insister, monsieur le juge, sur la vague d'effroi que ce rapport a déclenché parmi les habitants de l'île. Afin de garantir le calme sur cette même île, je requiers donc le bannissement à vie de l'Ours.
  Il alla se rasseoir.
  Déçue, la foule soupira. C'était pour ça, qu'ils avaient pris un jour de congé ? Pour un verdict aussi indulgent ?


- Monsieur le juge, et tous les autres, dit-il (l'ours). Tout est écrit quelque part, même si personne ne sait où, et ce procès s'est déroulé comme il le fallait. J'accepte le verdict. Je voudrais encore dire une chose, une seule. Sur l'autre île j'étais un Ours, et j'ai été Ours ici aussi. Une grande force est en moi, que je porte avec dignité et conviction. Aucun d'entre vous, pas même ceux qui ont fait de mon anniversaire un jour inoubliable, ne peut briser ce qui repose au fond de mon être. Pourtant, c'est justement cette force qui me chasse des deux îles où je voudrais vivre. C'est pourquoi je veux proclamer ce que la Cour n'a pas voulu prononcer à mon égard : je suis coupable. Coupable du bris d'un violon précieux, et d'une personne plus précieux encore. Je laisserai de côté le bonhomme sec aux formulaires. Car je suis enfin coupable, en troisième lieu, de ta taciturnité.
  Il se laissa retomber sur ses pattes.
  La consternation s'empara du public et de la Commission d'Enquête. On sauta sur place, leva le poing, brailla en même temps.
  - Il est coupable, il le dit lui-même ! s'exclamait-on.
  - Il avoue ! criaient d'autres.
  - Ceci ajoute une nouvelle pièce au dossier, disaient les membres de la Commission.
  - Pendez-le ! Pendez-le ! glapissaient les lièvres de la jeune génération.

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 20:01

ecluse, combleux, orléans

Combleux.
Pâques 2009.

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