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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 18:03
Peu à peu, le drame familial va se reformer.

Autre génération. Même histoire.

Là.
Sous mes yeux,
Impuissante.

Subir, à nouveau.
Accepter.
Ou fuir.
Ou laisser faire.

Spectatrice d'une débacle annoncée.
Ne pas voir.
Ne pas vouloir revoir.

Débacle passée.
Débacle à venir.

Pas la mienne.
Pas mes choix.

Et pourtant,
Ce même drame familial qui me hante.

Et pourtant,
Cette même impuissance continue à me hanter.



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5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 00:50


En plein coeur,
Je nage en eau trouble,
Dans mes larmes,
Je me noie.

En plein coeur,
Je cherche mon souffle,
A ma vie,
Je m'accroche.

En plein coeur,
Je cherche le sursaut,
Le reflet du miroir
Je ne veux plus.

En plein coeur,
Je cherche le souffle,
Vers demain,
Je regarde.

En plein coeur,
Je nage en eau trouble,
Dans mes larmes,
Pourtant je me noie.



Bords de Loire.
Orléans.
27 Oct. 07.






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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 06:46

Il m'a cueilli dans un geste irréfléchi,
Dans un moment d'envie,

M'offrant dans un geste de tendresse
A sa belle, telle une caresse.

Elle a, dans mes pétales, enfoui son nez
Humant mon parfum sublimé.

De son sourire, elle a gratifié son aimé,
Avant de lui donner un baiser.

De ses bras, langoureusement, il l'a entourée,
Puis délicatement, elle m'a posée.

Remplis de désir, ils se sont levés
Et là, m'ont oubliée.






Photos et texte de Cat.
Jardin Jacques Boucher.
Orléans.
5 juin 08.

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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 01:14

Te souviens-tu de cet après midi là

Où sous les arbres je lisais

Bercée par les murmures du vent dans les feuilles

Dont les ombres sur mon corps jouaient

 

Te souviens-tu de ce moment là

Que tu vins interrompre

Pour me rappeler que même loin

Tu pensais quand même à moi

 

Te souviens-tu qu’alors

Allongée sur ma couverture de fortune

Je me délectais de tes mots

Du son chéri de ta voix





Te souviens-tu que soudain

Je me rendis compte que ma main

Libre caressait mon sein

A travers le doux tissus de ma blouse

 

Te souviens-tu de ce que tu ressentis

A cet instant que je partageais avec toi

Suggérant que ma main put être tienne

Et les caresses du vent …

 

Te souviens-tu

Que tu me surpris

Sous les arbres

Reposant à la chaleur d’un rayon …

 

Te souviens-tu ?

 

 

Texte et photo de Cat C.

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6 avril 2008 7 06 /04 /avril /2008 21:35

La vie est un assemblage de petits bouts.
Des bouts de rien.
Des bouts de tout.
Du bonheur.
Du malheur.

La vie commence à partir.
Mélange entre les bouts se fait.
La réalité n'est plus pour nous
Celle qu'elle est pour les autres.

Et quand lucidité revient
Dégoût et amertume nous envahissent.
Impuissance et indignité
Devant un nous diminué.

Et nous voilà reparti
Dans notre réalité conquise.
Notre autre voyage a commencé.



Collage inachevé de "Femme voilée"
Poème du 6.04.08.





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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 18:54

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu'un soir
J'en fus embaumé, pour l'avoir
Caressée une fois, rien qu'une.

C'est l'esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire ;
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand ses yeux, vers ce chat que j'aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.


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Boule de Poil. Notre Petite chatte.

Photo deD.
Mars 08.
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 00:03
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"J'ai quelqu'un dans le coeur", deviez-vous dire un jour à ceux qui vous proposeraient un autre amour.
"J'ai quelqu'un dans le coeur." Et ce quelqu'un, c'est moi.

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"J'ai quelqu'un dans le coeur." Je pensais à cela,
A ces mots infinis par lesquels vous donniez
votre coeur à mon coeur, ô lierre qui mourriez ...
Et je ne sais pourquoi, songeant à votre coeur,
je le voyais pareil au coeur frais d'une fleur,
à la fleur du coeur frais d'une rose de haie.

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Vous m'avez regardé avec toute votre âme.
Vous m'avez regardé longtemps comme un ciel bleu.
J'ai mis votre regard à l'ombre de mes yeux ...
Que ce regard était passionné et calme ...


Francis Jammes.



Carte de Saint Valentin.
Création maison.
Février 08.


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7 février 2008 4 07 /02 /février /2008 00:58
"Trois allumettes une à une allumées dans la nuit
La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche
Et l'obscurité tout entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras"

Jacques Prévert.
"Paroles",
Le Calligraphe.
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 00:53

"Pour moi, tu n'es pas comme les autres hommes,
"Ils sont ces messieurs, toi tu viens des cieux.
"Ta bouche me fait baisser les yeux
"Et ton port me transporte
"Et je m'en découvre des trésors !
(...)
"Vraiment, je ne songe pas au reste ; j'attendrai
"Dans l'attendrissement de ma vie faite exprès.
(...)
"Tu me demandes pourquoi toi et non un autre.
"Ah ! laisse,  c'est bien toi et non un autre.
"J'en suis sûre, comme du vide insensé de mon coeur.
"Et comme de votre air mortellement moqueur."
(...)
Ainsi, elle viendrait à Moi avec des yeux absolument fous,
Et elle me suivrait avec ces yeux-là partout, partout!

Jules Laforgue.
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 01:04
J'ai reçu ce petit livre en cadeau pour Noël. Et je ne peux m'empêcher de vous faire partager ce joli poème de Clément C. Moore C'était la nuit de Noël. Une jolie histoire en ce jour de veille. Je pense à vous bien fort !

Une grosse pensée pour Leïlou, Thomas, Delphine et mon frère ! 

C'était la nuit de Noël


C'était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l'heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée

Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s'étaient endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand au dehors, un bruit de clochettes, 
Me fit sortir d'un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutai tout là-haut le ciel étoilé.

Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c'était le jour.

Je n'en crus pas mes yeux, quand apparut au loin,
Un traineau et huit rennes gros comme le poing, 

Dirigés par un petit personnage enjoué :
C'était le Père Noël, je le savais.

Ses coursiers volaient comme s'ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :

"Allez, Tornade ! Allez, Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !
En avant, Comète et Cupidon ! Allez, Eclair et Tonnerre !

Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop, au galop, mes amis, au triple galop !"

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,

Les coursiers s'envolèrent, juste au-dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets, et même le Père Noël.

Peu après, j'entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais, 
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet, 
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l'air d'un bien curieux marchand.

Il avait les joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d'un blanc vraiment immaculé !

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait, quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

Mais d'un clin d'oeil et d'un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu'au dernier,

Et me salua d'un doigt posé sur l'aile de son nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l'entendis ensuite siffler son bel équipage.
Ensemble, ils s'envolèrent comme une plume au vent.

Avant de disparaître, le Père Noël cria :
"Joyeux Noël à tous, et à tous Bonne Nuit !"


Clément C. Moore.

pere-noel-chat.jpg



Merci Jean Yves.

 

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