Souvenez vous, dans Kill Bill volume 1, Black Mamba avait tué Vernita Green et Ô-Ren. Deux des cinq responsables du massacre le jour de son mariage. Black Mamba recherche les trois autres responsables. Sa déchirure, la mort dans son ventre de sa petite fille. Elle retrouve tour à tour le frère de Bill, Elle et Bill ...
Ce que j'en ai pensé :
Dans la généralité, j'ai de loin préféré le premier volume, pour son originalité dans la mise en scène. Le second est plus classique avec les flash back en noir et blanc.
Pourtant, ce volume est important pour comprendre le désir de vengeance de Black Mamba. Tarentino nous explique grâce aux flash back, ce qui la lie à Bill.
Le jour du massacre. Bill est présent. Black Mamba le présente comme son père. L'évidence entre eux d'une histoire d'amour. Quelque chose de fort. On sent le besoin de Black Mamba d'accéder à une vie plus simple.
Retour au présent. Le frère de Bill et ce dernier se retrouvent après 5 ans de silence, qui correspond au massacre lors du mariage de Black Mamba. Ce dernier estime légitime le désir de vengeance de B. M. et se dit près à assumer ses actes. Dès qu'il apprend qu'elle est à ses trousses, il reste cependant sur ses gardes, car assumer ne veut pas dire se laisser tuer. Aussi, quand elle s'apprête à lui régler son compte, ce dernier n'a pas dit son dernier mot. Mais il a sous-estimé la jeune femme et ses motivations. Après lui avoir plombé la poitrine (moi j'en serais morte, B. M. non) ... puis l'avoir enterré vivante, il prend rendez-vous avec Elle. Pendant ce temps, d'abord prise de panique dans le cercueil, B. M. finit par reprendre ses esprits. Elle se revoit avec Bill, le soir qui a précédé son apprentissage auprès d'un maître chinois. On pourrait y voir un clin d'oeil à la série Kung Fu, avec David Carradine (celui là même qui joue Bill) . B. M. se montre obstinée dans son apprentissage. Et c'est grâce à ce que lui a appris son maître de Kung Fu, qu'elle parviendra à sortir du cercueil, à renaître une fois encore. La vie est décidément la plus forte en elle.
Tout comme dans le volume 1, on découvre les protagonistes du massacre de matière plus intime, des sortes de minis portraits. Ainsi, Elle nous apparait toujours affublée de son carnet sur lequel elle note tout (une mini encyclopédie) qu'elle prend plaisir à lire à ses victimes. Un point d'humour, ils ne doivent sans doute pas mourir dans l'ignorance. Un autre point d'humour, elle tue le frère de Bill avec un serpent nommé Black Mamba. Ce qui est étrange, c'est que cette jeune femme semble sous estimer son adversaire, même si elle lui voue une admiration. Pourtant Elle est jalouse, c'est certain. Son désir de posséder elle-même Bill comme l'a possédée, Black Mamba.
Les combats non rien à voir avec le premier volume. Ils sont brefs, pour ne pas dire inexistant. Un peu plus "expressif", celui avec Elle, mais vain avec Bill.
La fin m'a déçue. On s'attendait dès la fin du premier volume au fait qu'elle allait retrouver sa fille. On s'attendait, au début du volume deux, à ce que Bill soit le père de l'enfant. Oui la fin est un peu baclée à mon sens, légèrement superficielle, elle manque de substance.
La chose qui est cependant intéressante serait de conclure que ... Black Mamba, alias Béatrix, a dépassé le maître ... son maître, Bill. Puisqu'elle a su ne pas tout lui dévoiler de ce qu'elle avait appris du Maître Chinois, puisqu'elle a su se montrer beaucoup plus dangereuse.
Je dirais que les personnes les plus douces sont souvent les personnes qui ont le plus de rage de vivre en elles. Je dirais que les personnes qui semblent les plus naîves sont souvent les plus intelligentes. Je dirais enfin qu'il ne faut jamais sous estimer les gens que l'on a face à nous, toujours les traiter en égal, les respecter.
J'ai beaucoup aimé le personnage de Black Mamba. Je la crois juste dans sa détermination. Sa vengeance n'est pas gratuite. Ce qui ne veut pas dire que je prône la vengeance, cela veut juste dire que je la comprends. Je crois que la vie de son enfant, la mort (supposée) de son enfant peut faire déplacer des montagnes, parce que l'amour que l'on porte à son enfant (issu de sa chair, ou d'une adoption) c'est un amour sans fin, un véritable amour.
Ce deuxième volume aurait mérité plus de profondeur ...
Javais bien aimé le premier avec sa violence gore à ne pas prendre au premier degré...excellent cependant pour les personnes qui aiment découper des tranches de viande au couteau hé hé hé. Plaisanterie mise à part j'ai préféré ce second volet avec un excellent David Caradine que l'on avait pris l'habitude ces dernières années à ne voir que dans des nanars. Super face à face avec la belle Ima Thurman tout comme l'autre face à face Ima Thurman- Daryl Hanah et leur combat de tigresses. Bisous Cat
je n'ai vu ni l'un ni l'autre mais c'est vrai qu'on m'avait dit que le 1er était mieux que le 2ème en tout cas, si "j'avais le temps", ça me donnerait l'envie, de le regarder, a+poteet
Excellente analyse... Oui Black Mamba est juste, elle ne veut pas se venger, juste retrouver ses bourreaux et qu'ils - elles - payent dans le contexte qui est le leur ! La scène de la cuisine le montre. Si la fille ne l'avait pas réattaquée dans l'instant, Black lui laissait une chance au combat, loin de sa fille à elle... Ce film est aussi l'ode à l'obstination. Baisers.
peut-etre la rage d'une maman ... je pense que s'il n'y avait pas eu l'enfant supposée morte ... il n'y aurait pas eu ce besoin de vengeance ...baisers
J
Jean-Yves Alt
20/12/2007 09:44
Je me demande si dernière la plus grande des naïvetés il n'y a pas la plus sincère "pureté". D'où cette impression, que tu as, de grande intelligence des personnes dites naïves : une exacerbation de l'idéal peut-être...