Le livre :
Une petite fille qui vit dans la montagne, rencontre un jour un renard. Quelque chose se passe entre eux. A l'aide de ses parents et de son grand-père, elle découvre le goupil et son univers. La petite fille part à la recherche de son renard et par la ruse et la patience, elle finit par la retrouver. S'ensuit une belle amitié.
Ce que j'en ai pensé :
Une jolie fable des temps modernes. J'ai pensé à Heidi dans ses montagnes, si proche de la nature, et j'ai aussi pensé au Petit Prince et son renard, parce que c'est grâce au renard que le Petit Prince découvre et comprend l'amitié, l'amour de l'autre et l'importance à faire attention à cet autre
.
La petite fille est assez solitaire, et la rencontre avec cet animal si décrié, va lui permettre de regarder la nature autrement, de découvrir ses nombreux habitants. Un véritable apprentissage de l'autre. Une leçon sur la différence entre l'homme et la bête.
Cette amitié ne s'inscrit pas dans la durée matérielle mais dans la durée temporelle grâce aux souvenirs.
Le petite fille devient très proche de sa renarde. Elle peut la caresser, jouer avec elle, partager du temps. Cependant la petite fille va oublier que la renarde est un animal sauvage. Tant que ces deux êtres resteront dans l'univers de la nature, tout se passera bien. Mais le jour où le feu fait son apparition dans leurs vies, l'humanité de la petite fille reprend sa place. Elle crée une maison imaginaire, et veut faire de la renarde, sa chose. L'animal accepte le jeu, mais très vite, elle s'enfuit. La petite fille ne comprends pas, pour elle il s'agit d'un jeu, mais son jeu reproduit la réalité de son monde, l'impossibilité pour les humains et les animaux sauvages de cohabiter dans l'univers de l'autre.
La renarde s'est attachée à l'enfant et retourne vers elle. Celle-ci n'a pas tiré des leçons sur la réaction de la bête face au feu et à la laisse, donc s'en se rendre compte, lui impose une nouvelle servitude en l'emenant dans sa chambre et en fermant la porte. La renarde se sent prisonnière et s'enfuit en brisant la fenêtre.
L'enfant comprend alors que son amitié avec l'animal ne pourra perdurer, qu'il faut laisser aux animaux sauvages leur liberté. Elle emmène la renarde qu'elle croit morte auprès des renardeaux, elle prend conscience de son inconscience. Heureusement l'animal n'est pas mort, juste blessé en ayant traversé la fenêtre close. Les deux amies se séparent sans amertume.
L'enfant symbolise l'humain qui n'a pas forcément de mauvaises intentions mais qui ne peut s'empêcher de posséder les choses, les autres, cet humain égoïste par nature, ne se mettant jamais ou rarement à la place de l'autre.
Une belle fable.