Alors que nos pas étaient censés nous mener de la Gare du Nord au quartier des Batignolles, que nous traversions le quartier du Sacré Coeur, puis l'incroyable Pigalle, le panneau "Cimetière Montmartre" surgit sous nos yeux. La flèche nous invitait à bifurquer sur notre droite, un "pourquoi pas", et nous voilà pénétrant dans cette nécropole verdoyante et surprenante.

L'histoire de ce cimetière nord de la capitale remonte à notre Révolution Française. Jusque là, ce coin de Paris, qui n'était que carrières de plâtre, devint une fosse commune pour les victimes de cette période de notre histoire. Il faudra attendre 1798, pour que la ville de Paris se décide à acquérir un hectare de terrain à Sieur Aymé pour en faire un cimetière décent. Mais l'impossibilité d'agrandir ce dernier fera qu'il sera très vite fermé.

Ce n'est que dans les années 1818-1824, quand le quartier sera restructuré, que le cimetière prendra le visage qu'on lui connaît aujourd'hui. Il comprendra au départ dix hectares, puis neuf autres entre 1847 à 1879. Ces neufs hectares supplémentaires seront consacrés aux concessions temporaires et gratuites, concessions transportées par la suite dans les cimetières extra-muros.

Hormis la prolongation, en 1888, de la rue Caulaincourt jusqu'au boulevard Clichy par un pont métallique, surplombant certaines tombes (pont élargi en 1987-1988), le cimetière n'a pas changé. Avec ses 11 hectares et ses 750 arbres (principalement des érables), il n'a rien à envier à son grand frère, Le Père Lachaise, en ce qui concerne ses habitants, inconnus et célèbres, ses sculptures et la beauté de ses tombeaux.
A suivre ...
Cimetière Montmartre.
Paris.
3 aout 08.