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Je tourne une page pour en écrire une autre ...

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Last Days de Gus Van Sant (2005)



Le film :

Blake se réveille au milieu des bois, un peu plus loin, un train express passe à toute allure. Le jeune homme se rend vers une cascade naturelle, et après s'être déshabillé, il plonge dans l'eau glacée.  Hagard, il finit par se soulager dans la rivière.
Blake se décide enfin à rentrer chez lui, tout en fuyant les amis qui se trouvent dans sa maison. Il erre en marmonant des paroles quasi incompréhensibles, se comportent étrangement.

Ce que j'en ai pensé :

Pas du bien, à vrai dire. Un film au travers duquel je suis complètement passée. Je n'ai pas compris, pas vu l'intéret d'un tel film. Il est censé retranscrire les derniers jours de la vie de Kurt Cobain. Mais rend-il hommage au chanteur musicien ? J'en doute. Ou fallait-il être un fan de Nirvana, et de Kurt Cobain pour pouvoir accéder à quelques messages cachés ? Ou bien seuls les inconditionnels de Gus Van Sant pouvaient comprendre ce film.
Je suis plutôt bon publique et ouverte à toute nouveauté artistique. Après, évidemment, j'aime ou non, question de sensibiité.
Ici, ce n'est même pas que je n'ai pas aimé, c'est que je ne comprends pas ce film dans son intérêt. Et là de m'interroger, malgré mon esprit petit, minable, négatif et fermé (j'extrapole, un truc que l'on m'a dit et qui me reste en travers de la gorge),  tout film doit-il avoir un intérêt pour avoir le droit d'exister ?

N'empêche que, ce film, que je me faisais une joie de découvrir, loin de la frénésie de sa sortie, loin de l'encessement fait à Kurt Cobain m'a profondément déçue. Mais pourquoi, me demandais-je encore ? Qu'attendais-je de ce film ?

Tout simplement autre chose que ça ... autre chose qu'un film où l'on vit à l'instant T pour revenir à l'instant X et repartir vers l'instant Y et enfin respirer et mourir à l'instant T.

Histoire de ne pas rester dans l'étroitesse de mon petit esprit, évidemment, je cherchais à en savoir plus, sur Blake, ou plutôt sur Kurt Cobain.

Mais qu'ai-je fait de ma jeunesse déjà si lointaine ? Je me souviens encore de ce jour où la radio annonçait le décès de Kurt Cobain, c'était un 8 avril 1994, j'étais dans ma petite chambre universitaire des Hêtres sur le Campus d'Orléans, et je me préparais pour une virée parisienne. Bien sûr je connaissais le très célèbre groupe Grunge Nirvana et son chanteur Kurt Cobain. Bien sûr à l'instant où je pose ses mots, mon cerveau résonne encore de ... Smells like teen spirit.




Je me souviens de cette sensation étrange qui m'envahit à chaque fois que j'apprends le décès d'un réfractaire, peu importe comment il est mort, cette sensation qui me donne l'impression  que si un bout de moi même s'envole, je dois absolumment me battre pour que l'essence même de ce que je suis soit toujours la plus forte.

Bref, n'ayant pas du tout été convaincue par le film de Gus Van Sant, je furetais ici et là pour en savoir un peu plus, mais pas trop, juste assez pour pouvoir aborder le film avec un regard différent de celui qui fut le mien.

Le jeune Kurt Cobain est né un 20 février 1967 dans la ville de Hoquiam, Washington. Hasard de la vie, ses parents déménagèrent dans un village de bucherons réputé pour avoir le taux de suicide le plus important du pays ... Aberdeen.

Lorsque le jeune garçon eut 8 ans, ses parents divorcèrent. Un choc véritable pour Kurt dont la personnalité changea de manière suprenante. Il devint renfermé et associable. Il dira plutard que cette séparation lui avait enlevé la sécurité dont il avait besoin, un foyer, une famille avec un père et une mère.
Donald Cobain obtint la garde de ses enfants, mais le penchant de Kurt pour le monde artistique et la musique lui posait un problème. Il obligeait le jeune garçon à faire du sport, et ce dernier se sabordait volontairement pour ne pas avoir à faire parti de diverses équipes.
C'est au moment où il échoua volontairement au test pour entrer dans la marine que Kurt quitta le domicile familial. Il fut reccueilli au bout de quelques temps par son oncle, qui lui offrit sa première guitare.

L'émergence du mouvement et de la musique Punk donnèrent un sens à la vie de Cobain. Avec son unique ami Buzz Gobourne, il monta le groupe Fecal Matter. Plutard, il rencontra Chris Novoselic, avec qui il couvrira les murs du graff "God is Gay".

En 1985, il quitte le lycée juste avant le baccalauréat, convaincu d'échouer, et décide de se consacrer uniquement à sa musique. Il s'installe chez son amie Tracy Marander, pour qui il écrira "About a Girl".  Deux ans plutard, Nirvana voit le jour. Mais il faudra attendre 1991 et l'album Nevermind, pour que le groupe connaisse une notoriété internationale et que des millions de jeunes se retrouvent dans ce Cobain.

Mais le succès fulgurant, sa relation aussi passionnelle que destructrive avec Courtney Love, sa femme depuis 1992, sont autant de pression et de stress pour ce jeune homme. Indéniablement dans une logique d'auto-destruction, il s'est réfugié dans l'héroïne dès 1985. Il semblerait que Cobain était incapable d'affronter le monde avec ses armes à lui, incapable de s'intégrer. Attention, je ne fais pas de lui un lâche en utilisant ce mot "incapable", bien au contraire. Je comprends parfaitement combien la différence peut être une source d'incapacité dans une société où l'on colle des étiquettes sur tout et à tout le monde en ne donnant aucune chance aux gens d'être autre chose que cette étiquette.

Il naitra une petite Frances Bean en aout 1992, fillette qui sera confié à la soeur de Courtney, ses parents ayant été jugés irresponsables. C'était sans compter l'amour de Kurt pour sa fille, il se battra jusqu'au bout pour récupérer sa garde, et il l'obtiendra.

En mars 1994, Cobain fait une première overdose à Rome, Courtney avouera plutard, qu'il s'agissait d'une première tentative de suicide. Kurt retournera aux Usa, où il entrera en cure de désintoxication. Il s'enfuiera du centre le 1 avril 1994, sera retrouvé mort chez lui le 8 avril. Sa mort est annoncée comme ayant eu lieu le 5 avril 1994.

Inutile de tergiverser s'il y a suicide, meurtre ... exécutée sur la demande de Courtney, parce qu'il voulait la quitter. Les fan de Nirvana détestent Courtney, lui reprochent d'avoir manipulé Cobain, de s'être servi de sa notoriété pour se faire connaître, d'avoir voulu profiter des bénéfices du groupe.

Peu importe à vrai dire, ceci est autre ...

Gus Van Sant s'est donc intéressé à cet instant final de la vie de Cobain, entre le moment où il s'est enfui de sa cure de désintox et où on le retrouve mort. Mais tout ceci n'est que supposition.
Les amis qui squattent et qui se contrefichent de Cobain, veulent juste vivre à l'oeil ... les scènes de baisouilles hommes-femmes ... hommes-hommes ... dont je n'ai pas compris l'intérêt, si ce n'est de bien nous montrer que, décidément, la vie de Cobain était à des milliards de la vie de l'ouvrier ... comme un monde parallèle où tout serait en parallèle ... avec une femme qui veut savoir où il est, et que tout le monde dit l'ignorer ...

Voilà, je crois que l'on peut dire cela, un monde parallèle, un monde sous l'emprise de la défonce où finalement, les instants de retour en arrière, qui aident un peu à comprendre ,serait les moments où l'on resdescent de son trip ...

Alors qu'apprenons-nous ? Rien ... Que se passe-t-il ? Rien ... Que pouvons-nous en tirer ? Rien ... C'est pour moi un film sur rien, qui ne sert à rien, et d'une inutilité profonde. Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître, je l'ai visionné jusqu'au bout ... parce que je suis une jusqu'auboutiste et que ... j'aurais pu découvrir le sens de ce film dans les cinq dernières minutes, mais non. J'ai coupé la tv avec ce sentiment d'impuissance et de m'être fait EU !!!

Une autre critique du film, positive ...

Mais cela n'enlève pas le respect que m'inspire Cobain, non pas pour son suicide, parce que ça, c'est son choix et qu'il est inutile et vain de savoir POURQUOI ... mais bien pour certaines de ses pensées.

Un extrait du Journal de Kurt Cobain.








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G
<br /> <br /> Hello! Je viens donner quelques pistes sur Last Days afin que, peut-être, tu n'aies plus l'impression d'avoir perdu ton<br /> <br /> temps.<br /> <br /> Mais avant de commencer, je dois dire que l'acteur principal est le premier à dire que ce n'est pas un film facile à regarder<br /> <br /> (ça ne veut pas dire qu'il est nul et vide), et que ce n'est absolument pas un film SUR Kurt. C'est un film POUR Kurt.<br /> <br /> Un hommage donc.<br /> <br /> Last Days est le 3è volet d'une trilogie de Gus Van Sant qui a pour but de méditer sur les dernières heures de personnages<br /> <br /> divers.<br /> <br /> Elephant est le premier, Gerry le second. Si deux de ces films s'inspirent de faits réels (fusillade de Columbine, mort de<br /> <br /> Kurt Cobain), il est précisé que ce ne sont pas du tout des retranscriptions, ou des explications. Ni des biographies fugitives.<br /> <br /> Ce sont juste des inspirations.<br /> <br /> Si ces trois films de Van Sant sont principalement ancrés dans le silence, les longs plans-séquences, etc, et que<br /> <br /> potentiellement le spectateur trouve le temps long, c'est parce que le réalisateur veut nous faire partager ce que c'est<br /> <br /> d'être dans la tête et le corps de quelqu'un qui va bientôt mourir, qu'il/elle le sache ou non.<br /> <br /> IL faut essayer de regarder ces films en relâchant tout jugement, tout attente, et tenter de plonger dans la contemplation,<br /> <br /> ou méditation qui est offerte.<br /> <br /> Bien souvent, c'est une porte ouverte à notre propre position sur des questions assez énormes, comme la folie, la mort, le<br /> <br /> danger, l'agonie, la condition humaine, les relations... Il est beaucoup plus facile de savoir exactement où l'on se place par rapport à ce qui caractérise notre humanité, en plongeant dans la<br /> contemplation et le silence. C'est du Zen à l'état pur: regardons un peu ce qui se passe dans notre tête, sans jugement ni conclusion, juste de la curiosité et énormément de tolérance.<br /> <br /> Et parfois c'est plus aisé de voir ce qui se passe dans notre tête en passant par la tête de quelqu'un d'autre, d'où l'utilité de l'art.<br /> <br /> Le ciné de Gus Van Sant est connu en Amérique pour être un cinéma d'art.<br /> <br /> C'est, je crois, avec cet esprit-là qu'il faut aller voir ses films.<br /> <br /> Bien sûr, si on est fan de la musique de Kurt Cobain, c'est une déception énorme. Je suis moi-même fan, mais j'ai vu le film<br /> <br /> avec des pistes pour point de départ, et c'était pas laborieux, parce que je savais ce que je n'allais pas y trouver.<br /> <br /> <br /> A noter que le personnage inspiré par Kurt Cobain s'appelle Blake dans le film. Comme l'a dit Michel Pitt, qui incarne Blake,<br /> <br /> il faut essayer de voir Blake comme un être humain, plutôt que comme Kurt, ou une idole, ou grande figure musicale déchue.<br /> <br /> Le fait qu'il s'appelle Blake facilite pour le spectateur la mise en place d'une distance: on ne va pas voir une tranche de la vie de Kurt, mais de Blake, qui nous fait penser à Kurt.<br /> <br /> Finalement, ce qui le fait craquer, dans le film, c'est exactement ça: le fait que personne ne le voie plus comme un humain, mais comme une machine à musique. Lorsque l'on voit à la télé, vers la<br /> fin, l'annonce de la mort de Blake, c'est ce que lit la "Suicide Note": "je ne veux plus faire partie de la machine".<br /> Ce film est bourré de détails, mais je suis d'accord il faut être féru de ciné pour s'amuser à les repérer et à en tirer un sens.<br /> <br /> Dans le ciné des grands réalisateurs ( et Gus Van Sant en est un, il est juste très hors-normes, donc moins accessible), rien<br /> <br /> n'est laissé au hasard.<br /> <br /> Personnellment je suis très intéressée par les films d'Akira Kurosawa, et ils sont un peu sur la même longueur d'ondes. Les<br /> <br /> plus récents en tout cas.<br /> <br /> Voilà, je pourrai continuer longtemps mais je vais plutôt m'arrêter là, j'espère avoir été un peu utile!<br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> merci de votre commentaire et des pistes de "lecture" pour ce film. Mon mari a vu "Elephant", et il m'a aussi parlé de "Last Days". Au vue de ce que tu me dis,<br /> il se peut que je regarde de nouveau ce film un jour, car étrangement, j'en garde des images assez nombreuses dans ma tête.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> A bientôt<br /> <br /> <br /> <br />
:
je ne connaissais pas vraiment ce chanteur, alors ce film ma passe bien au dessus de la tête. Et comme toujours tu paufines les détails, maintenant je ne pourrai plus dire je ne connais pas. Bonne fin de journée avec des bigs bises du soir
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C
<br /> <br /> je ne fais plus de bisous en réel depuis lundi ... pour cause de gros rhube<br /> <br /> <br /> mais j'en prends pleins en virtuel et j'en donne aussi :0010:<br /> <br /> <br /> <br />
R
bonjour je suis de retour merci de ton passage<br /> Bonne journée du jeudi amitiés de canton<br /> Qing et rene<br /> A bientôt sur: http://belgique-chine.over-blog.com<br /> La Chine hors des sentiers battus, par le tourisme.
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C
<br /> bonne journée :0010:<br /> <br /> <br />
R
Je vais faire [DOUBLON] avec Jean-Yves...<br />  <br /> Si tu avais l'esprit aussi fermé, étroit, tu n'aurais pas fait un article comme ça ;)<br />  <br /> Je viens de réaliser que tu pouvais aller au cinéma Les Carmes. J'y avais emmené mon frère voir son icône préférée (Marilyn Monroe) dans les Hommes préfèrent les Blondes. J'y allais très souvent, dans ce ciné art et essai pendant mon année à Orléans. A Tours, il y a les Studios où j'allais deux à trois fois par semaine. Tandis qu'à Limoges, l'offre est plus limitée, mais au Lido (eh oui, le Lido !), ils font quelques efforts...<br />  <br /> En ce moment, mon cinéma, je le fais chez moi avec DVD, et je te confirme que j'ai beaucoup aimé la Chatte sur un toit brûlant. Je dois me regarder Chaînes Conjugales. Et puis je flânerai sur ton blog pour quelques nouvelles idées ciné. Tes articles sont riches en infos ;)<br />  <br /> J'avais vu Elephant de Gus Van Sant sur la fusillade de Columbine. C'est vrai que pour voir ce genre de films, il faut y aller dans des dispositions particulières. Le film aurait pu m'intéresser à cet homme qui a marqué son époque et bien des copains.<br />  <br /> (ou comment écrire plusieurs commentaires en un ;) tout à fait le style RanDom pro de la digression).<br />  <br /> Et mon vrai défi sera de tout faire rentrer dans une enveloppe ;)<br />  <br /> :0010: (bisous) et vive la :0057: (musique)
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C
<br /> <br /> La personne qui m'a dit cela, elle a cassé quelque chose entre elle et moi ... elle a déjà perdu ma confiance ...et pas que ça ... elle a aussi perdu mon soutien<br /> ... mais bon <br /> <br /> <br /> Pour le cinéma des Carmes, c'est là que je vais, car c'est là qu'ils proposent des films qui m'intéressent. Demain et samedi je vais voir Two lovers et L'échange<br /> ... des films que l'on trouve aussi dans les autres salles, mais il me permet de voir des films d'auteurs, notamment Coupable de laetitia masson ... entre autres ou les citronniers ... et en vo<br /> ^^ ça donne une autre atmosphère <br /> <br /> <br /> Tant mieux si tu as aimé Chatte sur un toit brûlant, c'est un très beau film !<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> je suis sûre que tu vas relever le défi !!!!<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> pleins de :0010:<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
D
J'ai les boules ma cat, je viens d'aller sur le cdc, j'ai des larmes pleins les yeux, c'est atroce.<br /> Bisous ma cat
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C
<br /> <br /> :( ...<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> bisous mon Did<br /> <br /> <br /> <br />