J'avais commencé ma visite des grottes de Meschers, par celles appartenant à la famille de Marie Guichard et donc, privée, Les Grottes de Matata (voir l'article).
Etant partie en vacances après tous les juilletistes et les aoutiens, je me retrouvais sur le littoral girondain hors saison. Il me fallut redescendre au centre du village, pour me restaurer. Je ne pus donc manger une délicieuse crêpe en admirant le paysage, par contre je déjeunais d'un sandwich au thon accompagné d'une bouteille d'eau pétillante, et quelques tartelettes à la fraise en dessert, assise sur un banc, face à l'estuaire. J'attrapais ainsi, non pas un bon coup de chaud, mais de bonnes couleurs !!!
Enfin les grottes de Regulus allaient m'ouvrir leurs portes. J'apprenais qu'un guide en chair et en os accompagnerait notre visite.
La visite dure pratiquement une heure. Elle complète celle de Matata qui est plus centrée sur l'habitat troglodyte et son évolution. La municipalité met en avant d'autres choses. On sent cependant une réticence à aborder les Grottes de Matata, dont les propriétaires font commerce avec leur restaurant et hôtel. Mais qu'importe me dis-je, puisqu'il reste dans l'esprit de leur ancètre Marie Guichard ! Pourquoi tout serait à l'Etat, puisque certains privés sont capables de conserver le patrimoine sans le dénaturer.
Bien sûr, il était important de rappeler que les grottes avaient une fonction essentielle de cachette, lieux privilégiés pour différents groupes sociaux au fil du temps. La visite est enrichie par les anecdotes, et c'est là le rôle essentiel du guide, celui qui saura nous raconter la petite / les petites histoires, le petit plus qui va rendre la visite vivante.
Ainsi, nous rencontrerons Cadet et son bouc Belin. Cadet qui est aussi célèbre car une petite conche porte son nom, juste à côté des grottes de Régulus. Cadet était un brigand qui avait élu domicile dans les grottes. Quand l'orage ou la tempête sévissait sur l'estuaire, il envoyait son bouc, avec d'un côté une cloche et de l'autre une lanterne, pour tromper les navires. Ceux-ci croyant approcher d'un port se croyaient sauver, et s'échouaient lamentablement sur les rochers. Cadet n'avait plus qu'à attendre la fin de la tempête et allait se servir.
Il fallut attendre Henri IV pour que soit éliminer ce type de brigands !
L'histoire du nom des grottes de Regulus est importante. En fait, elles sont composées de deux groupes, celles de Hennessy et celle de Régulus. La première partie que l'on visite fait parti des grottes de Hennessy, ou grottes des fontaines. Hennessy est le nom du propriétaire des lieux avant que les grottes ne soient rachetées par la municipalité. On les appelle aussi, grottes des fontaines, parce que lorsqu'il pleut en surface, quelques jours plus tard, les parois suintes créant ainsi des fontaines.
Quant au nom de Regulus, il vient d'un hommage des Michelais (habitants de Meschers) au capitaine du navire Regulus. C'était durant une des nombreuses guerres contre les anglais, dont on sait que la flotte était redoutable, que le capitaine du vaisseau "Regulus", se savant pris au piège et refusant que son navire entre en possession des anglais, choisit de saborder lui-même ce dernier. Après que les matelots eurent quittés le bateau, un trois mats, il mit le feu. La scène se déroulait face aux grottes de Meschers.
La visite des grottes municipales est aussi placée sous le signe de l'écologie et de la sauvegarde du littoral, de sa faune et de sa flore. Nombre de Michelais manifestent leur mécontentement et leur refus de voir s'implanter un port métaniers dans le port du Médoc. Ils redoutent les conséquences en cas de problème (explosion, fuite et autre). Cela détruirait la faune et la flore du littoral, abimerait ce magnifique patrimoine naturel. Le guide prendra soin de vous expliquer les espèces que l'on trouve dans l'estuaire, comme l'esturgeon dont le retour est assez récent. Vous savez, l'esturgeon, celui qui sert à faire du caviar. L'homme, comme pour toutes choses ne sait être raisonnable, et donc, à consommer en grande quantité, l'esturgeon finit par disparaitre de l'estuaire. On trouve aussi la cybèle, ou bébé anguille, elle aussi devenue rare et donc très chère. Difficile d'imaginer le temps où ce poisson était un plat de pauvre quand on voit aujourd'hui le prix au kilo. Et oui, ce qui devient rare, devient très cher !!!
Il est toujours bon de rappeler que ce qui fait de ces grottes des habitats troglodytes exceptionnels, ce sont leur emplacement. Les habitants ont tout ici, la nourriture, avec le poisson, un lieu pour vivre et se protéger, et un vue imprenable et magnifique. Et oui, des gens ont habité là, des gens continuent d'y habiter.
Au fil du temps, comme je l'avais déjà évoqué pour les grottes de Matata, les bourgeois venaient profiter des grottes, prendre des bains de mer à Meschers avant de rejoindre la station balénaire de Royan.
Mais certains grottes, entre celles de Matata et Regulus sont habitées par des privés. Certains de ses privés sont célèbres. Il fut une époque où posséder sa grotte à Meschers fut une mode, ainsi, entre autre, Marie Laforêt ou Stéphane Eicher eurent leur grotte. Ses habitants restent des privilégiés. Pour ma part, non merci, je ne pourrais habiter dans un tel lieu.
Mais profitons de ce que la nature nous offre en visitant et en respectant cet environnement, que la municipalité a rénové entre novembre 2002 et juin 2003 pour le rendre plus accessible aux visiteurs, en créant de nouvelles terrasses et en consolidant certaines parties des grottes.
Merci pour cette belle visite, cat ;-)Puisque c'est en Charente-Maritime, je repense à ce qu'on dit des charentaises : on est bien dedans mais faut pas sortir avec...Bon, OK, OK, je sors...
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rho t'es un tit peu méchant quand même toi <br />
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Ophi
09/11/2008 16:15
Et puis tu diras de ma part à RanDom que Meschers c'est pas en Gironde, namého !!!!Ou alors, c'est qu'on m'a caché des choses Re-bisous pour la peine, tiens :P
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vi mais bon c'est bien dans l'estuaire de la gironde<br />
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c'est en charente non ? :$<br />
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Ophi
09/11/2008 14:55
Ooohhh Cadet et son bouc :)S'il est le seul dont l'histoire locale ait retenu le nom, des naufrageurs, il y en eut beaucoup sur nos côtes ;) mais ils avaient peut-être moins le sens des relations publiques, qui sait !Gros bisous ma Cat ;)
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non ma belle, tu ne peux pas y accéder<br />
par contre, tu pourrais accéder à deux des plages :D les deux grandes plages, celles des nonnes et des vergnes ;) elles sont accessibles à tous :D<br />
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bisous<br />
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F
freDeric
08/11/2008 09:41
un p'tit coin de Paradis, avec une vue imprenable en s'étirant de son lit le matin... J'aimerais bien y séjourner, dans ces niches confortables...
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moi non<br />
je ne pourrais pas<br />
d'ailleurs comme je suis rentrée à orléans, la première nuit, j'ai eu une crise de somnambulisme, je me croyais dans une grotte, j'étais complètement paniquée, car je ne supporterais pas d'y être<br />
dans la nuit ... je me suis réveillée, j'étais devant ma fenetre de chambre, les volets et la fenetre grande ouverte ...<br />
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j'étais en panique ...<br />
je suis allée les visiter, j'ai fait là bas, un affrontement avec mes peurs ... mais oulo lol<br />
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